Comment tirer profit des big data produits par les smart cities ?

La numérisation croissante de toutes les activités transforme les villes en grosses productrices de données. Transports, énergie, interactions, commerce… tous ces flux génèrent d’importants volumes d’informations. Comment optimiser leur usage et leur retour sur investissement, tant pour les collectivités territoriales que pour leurs partenaires et surtout pour les citoyens ? De premiers exemples ouvrent la voie.

Les agglomérations urbaines accueillent une part toujours plus importante de l’humanité. Plus de 3,5 milliards d’humains vivent d’ores et déjà dans des villes, soit plus de la moitié de la population mondiale. Leurs déplacements, leurs activités, leurs modes de consommation génèrent d’importants volumes de données qui sont aujourd’hui au cœur de ce qu’il est convenu d’appeler les « smart cities ». Ces villes intelligentes représentent un marché évalué à 1500 milliards de dollars en 2020 selon Frost & Sullivan. Mais la question qui se pose actuellement est de savoir comment utiliser ces données de façon à ce que leur usage soit vertueux et rentable, tant pour les villes que pour leurs prestataires et surtout pour les habitants.

Partout dans le monde, des projets d’analyses de données au service des villes ont démarré. La police de la ville américaine d’Atlanta utilise les big data pour prévoir où et quand des crimes pourraient survenir. Avec des résultats positifs semble-t-il puisque la criminalité aurait baissé de 13%. D’autres villes comme Rennes, par exemple, exploitent les données pour optimiser les réseaux de véhicules mis à disposition des usagers en libre-service ou pour mettre en relation des groupes de population.

Parallèlement, l’analyse de big data permet de mesurer l’attractivité des villes, non seulement en termes touristiques mais également économiques. Des chercheurs du MIT ont mené une expérimentation sur des villes espagnoles, axée sur le croisement de plusieurs types de données – nombre de transactions effectuées via des titulaires étrangers de cartes bancaires, photos et vidéos publiées sur Flickr et tweets géo-localisés. En tout, plus de 17 millions de transactions réalisées par 8,6 millions de touristes étrangers, plus de 3,5 millions de contenus de FlickR et ;plus de 700 000 tweets géolocalisés ont été analysés. L’étude a notamment permis de mettre en relief l’existence de touristes « plus actifs que d’autres » dans les grandes villes espagnoles. Des informations précieuses pour les entreprises, mais d’autres professionnels, comme les urbanistes pourraient également en profiter à l’avenir.

 

Lire l’article

 

En complément :

Un article (en anglais) sur le rôle des big data dans l’essor des smart cities,

et

un article sur les données géospatiales dans les villes intelligentes.

 

A lire sur Business-Analytics-info.fr :

« Comment les big data rendent la ville plus agréable ? »,

« L’activité touristique en Espagne analysée par les dépenses des touristes »

et

«  Un nouveau regard sur la ville grâce aux big data »