Big data et objets connectés : peut-on faire converger sécurité et liberté ?

Le couple formé par les big data et les objets connectés fait son nid dans de nombreux secteurs, comme le marketing ou la publicité. Mais peut-il contribuer à renforcer notre sécurité, notamment face aux menaces terroristes ? Il en a le potentiel, à condition de franchir l’obstacle de l’acceptabilité par les populations.

La mémoire des événements tragiques de 2015 est toujours vive. Peut-on éviter que de tels drames se reproduisent ? Autoriser les nouvelles technologies à s’immiscer un peu plus dans l’espace public afin d’améliorer notre sécurité pourrait faire partie des solutions. Prévenir les crimes, réagir efficacement en cas d’attentat, accélérer les enquêtes… en multipliant les objets connectés dans nos villes devenant ainsi « intelligentes », nous pourrions, grâce à la puissance des big data, renforcer la protection des populations en déjouant plus facilement d’éventuelles attaques terroristes.

Plus largement, pour la sécurisation des citoyens, de nombreux moyens et technologies pourraient être – ou sont déjà – mis en œuvre à des fins de prévention et de dissuasion : éclairage nocturne adapté selon l’analyse des données de criminalité dans des zones sensibles, caméras de vidéosurveillance associées à des algorithmes de reconnaissance morphologique ou de détection de comportement suspect, portiques de sécurité, capteurs d’intensité sonore permettant de reconnaître des bruits particuliers, drones équipés de capteurs et de caméras…

Beaucoup de ces objets connectés ont le potentiel de contribuer au renforcement de la sécurité dans les lieux publics, mais aussi de contribuer à l’activation de secours comme les drones ambulances, le contrôle des feux de signalisation pour faciliter l’accès des secours, des voitures autonomes,…

La collecte et le partage d’informations entre les forces de police et de renseignement constituent la clé pour répondre à l’ambition de lutter contre les attentats et la criminalité, mais à cela il faut ajouter une dimension internationale et la collaboration des autres pays européens. Une telle multiplication de dispositifs connectés et de collecte d’informations privées questionne cependant quant aux libertés individuelles. Informer les populations est la première des conditions pour l’acceptation de mesures de sécurité innovantes fondées sur les nouvelles technologies.

 

Lire l’article

 

En complément :

Un article (en anglais) sur la surveillance anti-terroriste à l’aide des big data

et un autre (en anglais) sur la contribution des big data à la sécurité publique.

 

À lire sur Business Analytics Info :

« Restaurer la confiance entre forces de l’ordre et citoyens avec les big data »

et

« Évolution des menaces de sécurité – Comment l’analytique peut contribuer à la lutte contre le terrorisme ? »