Agriculture : les nombreuses vertus des objets connectés

Quel est le point commun entre une laitue, une vache et une abeille ? Tous les trois ont été le sujet de recherches récentes où l’Internet des objets a confirmé tout son potentiel pour le domaine agricole, et même au-delà. Ces expérimentations ont en effet démontré que l’utilisation des objets connectés permettrait à la fois de réduire les coûts, d’augmenter la production alimentaire, d’améliorer le bien-être animal ou encore de préserver les ressources en eau.

L’agriculture est l’un des rares domaines où le développement tous azimuts de capteurs ne devrait pas susciter de débats passionnés sur la protection de la vie privée — et où les bénéfices potentiels des objets connectés sont déjà palpables. Ainsi Fujitsu et Microsoft se sont associés pour produire une laitue hi-tech. Les capteurs du fabricant japonais de semi-conducteurs sont utilisés pour optimiser les conditions qui affectent la production des salades (température, humidité, CO2, etc.), tandis que les données sont analysées sur les serveurs du géant américain de l’informatique. Un projet qui a notamment permis de mettre en évidence l’intérêt des dispositifs connectés pour l’augmentation des rendements agricoles.

L’amélioration de la production de lait et de viande grâce à des capteurs est également la cible de recherches outre-Manche. Des vaches ont été équipées d’un collier connecté afin de connaître leurs position en temps réel, avec pour objectif premier de détecter au plus tôt un éventuel problème de santé — un animal fréquemment allongé loin de ses congénères a une probabilité plus élevée d’être malade. Un podomètre a aussi été intégré au collier, permettant de mesurer la distance parcourue ainsi que la vitesse de déplacement : une vache en chaleur marche vite et beaucoup. Et les résultats sont au rendez-vous : prédire le moment opportun pour la reproduction s’est traduit par une hausse de 50 % de la production de viande.

Quant aux abeilles, une application de l’Internet des objets imaginée par des chercheurs américains vise à s’attaquer aux mites en partie responsables du syndrome d’effondrement des colonies — un problème écologique majeur. Un dispositif complexe a été élaboré pour augmenter localement la température de la ruche lorsque la présence de Varroa Mite est détectée, la chaleur ciblant les lépidoptères indésirables sans déranger les insectes pollinisateurs. Cette solution technologique présente en outre l’avantage d’offrir une alternative crédible à l’usage controversé des pesticides.

Lire l’article (en anglais)

En complément :

Un article au sujet du premier salon consacré à l’agriculture connectée en France et

Un entretien avec Jean-Gabriel Ganascia au sujet des big data comme arme contre la famine.

À lire sur Business Analytics Info :

« L’agriculture connectée de plus en plus accessible » et

« Les big data au service du développement durable ».