Piloter les coûts par activité

Le contexte complexe à la fois économique mais aussi de transformation nécessaire dans lequel évoluent les entreprises, les incite à mieux comprendre leurs processus et leurs coûts pour améliorer leur profitabilité. Au-delà de la chasse au gaspillage et des programmes de rationalisation, elles mettent en œuvre des systèmes de mesure de la performance qui leur permettent de contrôler et de piloter l’activité à tous les niveaux de l’organisation afin de dégager une meilleure visibilité. C’est là que la mise en œuvre d’une application de gestion des coûts prend tout son sens.

La vocation des technologies de gestion des coûts consiste non pas à calculer des coûts, mais à les piloter. C’est-à-dire à comprendre leur formation et les raisons qui expliquent leur variation. Si les méthodes traditionnelles de gestion des coûts reposaient sur la notion de coûts directs et indirects, elles ne prenaient pas en compte d’autres variables, comme par exemple le temps. D’où l’idée d’analyser le coût d’une activité plutôt que d’un produit ou d’un service, en la décomposant en processus. De cette idée est né le concept d’ABC (activity-based costing).

Mais, comme l’explique Gary Cokins, gourou mondialement reconnu de l’ABC, différents niveaux de reporting sont souvent nécessaires dans une entreprise – et plus particulièrement dans les professions financières. Si le reporting financier est principalement régi par des besoins réglementaires, le reporting comptable nécessite des niveaux de précision supérieurs – comme par exemple l’allocation de coûts indirects ou partagés. Et bien souvent les chiffres employés sont en réalité des moyennes, voire des extrapolations, ce qui ne garantit pas l’exactitude du reporting.

La méthode ABC apporte une réponse efficace à cette problématique en apportant la précision manquante. A l’heure où l’offre de chaque entreprise a tendance à s’étendre et se diversifier afin de répondre à des segments de clientèle de plus en plus variés (qu’elle a appris à découvrir grâce à l’analytique), la complexité inhérente à cette nouvelle réalité – la personnalisation – ne peut être prise en charge efficacement par les méthodes comptables traditionnelles. Sans compter que la gestion des performances s’intéresse désormais à la fourniture de service – service client, distribution, marketing… – ce qui rend encore plus impérieux le besoin d’une méthode granulaire de pilotage des coûts.

Lire l’article (en anglais) de Gary Cokins 

 

En complément :
un article (en anglais) sur l’évolution de la gestion des performances
et des exemples (en anglais) d’utilisation des big data dans des programmes stratégiques de gestion de la performance.

 

A lire sur Business Analytics Info :
« ABC-ABM : Relier la consommation de ressources à la création de valeur »
et « E-commerce : optimiser les coûts logistiques et fidéliser les clients avec les big data »