Consommer plus et mieux, posséder moins

De tout temps, les technologies ont été l’instrument ou le moteur d’une modification de nos habitudes de vie et de consommation. Au cours des dernières années, elles ont suscité un changement vers un mode alternatif de consommation reposant sur l’usage. Facilitée par les technologies et la dématérialisation, une philosophie d’usage « à la demande » émerge qui sépare les notions de propriété et d’usufruit.

Si le modèle économique historique était résolument centré sur la propriété, les enjeux environnementaux, les nouvelles valeurs de liberté, de plaisir, de statut social et la prise de conscience de quelques aberrations financières invitent les consommateurs à se tourner vers un autre modèle économique orienté sur l’usufruit ou la jouissance d’un bien. Le développement de la location (dans des domaines où la propriété était de mise comme les transports avec Autolib ou Vélib), l’utilisation astucieuse des biens (avec une entrée dans la sphère individuelle comme Airbnb ou Uber), le partage et l’économie des ressources (BlablaCar, Co-Recyclage), brisent la chaîne de valeur connue jusqu’ici et impose une redistribution des cartes. Véritable mouvement de dématérialisation, cette tendance a pris son essor dans le secteur culturel : on va vu diminuer le nombre de CD et de DVD, pour la musique puis pour les films, au profit du streaming et de la location.

Selon un sondage Ifop, 1 Français sur 2 souhaite consommer plus de produits par abonnement, et ce chiffre atteint 61% chez les jeunes. En effet, ils aspirent à profiter du renouvellement accéléré des produits et des dernières nouveautés, souhaitent échapper à l’accumulation, antinomique avec la consommation responsable et enfin s’affranchir des charges récurrentes de la propriété.

Si nombre de nouveaux acteurs ont vu le jour pour répondre à ces attentes, les acteurs traditionnels doivent se réinventer : innover, créer de nouveaux services, anticiper les attentes des clients… et se mesurer au marché par le biais des notations, étoiles, évaluations et commentaires laissés par les consommateurs. Les directions marketing se doivent donc d’être plus que jamais à l’écoute.

En parfait complément de ce nouveau modèle économique totalement centré sur le client, les big data rassemblent les données clients issues de diverses sources. Leur analyse permet d’adapter rapidement et en permanence les offres, en vue d’améliorer les ventes et la confiance placée dans la marque. Replaçant la donnée client au cœur du dispositif économique, les outils technologiques accompagnent cette nouvelle tendance et aident les entreprises à transformer des produits traditionnels en offres d’abonnement et donc en revenus récurrents.

Lire l’article

 

En complément :
un article sur la transformation digitale et les nouveaux business models qui en sont issus 

et

un autre sur le même thème, orienté grande distribution

 

A lire sur Business-Analytics-Info.fr :
« Avec le Web et le numérique, les individus ont pris le pouvoir »
https://business-analytics-info.fr/archives/6615/avec-le-web-et-le-numerique-les-individus-ont-pris-le-pouvoir/

et

« La personnalisation au cœur de la nouvelle distribution »