L’analytique s’impose dans les entreprises, mais les pratiques doivent évoluer sans relâche

Une étude menée par le MIT et SAS auprès de 2 000 professionnels démontre que l’analytique se démocratise dans les entreprises du monde entier. Mais à mesure qu’elles se lancent dans l’aventure, il devient de plus en plus ardu pour elles de se différentier de leurs concurrentes. L’enjeu consiste désormais à industrialiser les processus analytiques afin d’en faire bénéficier l’ensemble de leurs directions métiers. Ce qui implique une évolution de leurs modes d’organisation et une innovation de tous les instants.

Les investissements des entreprises dans les projets analytiques ne cessent d’augmenter. Depuis 2009, leur taux de croissance annuelle flirte avec les 9%, malgré la baisse inexorable des budgets informatiques. C’est un fait avéré : les entreprises considèrent l’analytique comme un outil de création de valeur à part entière. Si McKinsey s’est attelé dès 2011 à quantifier l’apport économique des big data, de nombreuses études ont depuis mis en relief les bénéfices d’une stratégie analytique, tant dans les domaines de la relation client et du marketing, que ceux de la maintenance, de la logistique, de la prospection pétrolière ou de la gestion des risques.

L’enquête menée par la « Sloan Management Review » du MIT et SAS apporte une nouvelle lumière sur cette évolution. Réalisée auprès de 2 037 professionnels tous secteurs confondus dans plus d’une centaine de pays, puis affinée par des entretiens individuels avec une trentaine de décideurs, cette enquête met en relief le fait qu’à mesure que l’analytique se démocratise dans les entreprises, il devient de plus en plus difficile pour elles de dégager un avantage concurrentiel. Avec le temps, des entreprises concurrentes développent les mêmes pratiques analytiques, ce qui les pousse à innover encore et à construire une véritable culture de la donnée pour se différentier.

Ainsi, 66% des personnes interrogées pensent que l’analytique est une source d’avantage concurrentiel, contre 67% en 2012. Parallèlement, 87% considèrent que leur entreprise doit intensifier son utilisation de l’analytique pour améliorer les prises de décision et une grande majorité (65%) pense que leur entreprise s’appuie plus sur l’expérience de leur managers que sur l’analyse de données pour résoudre des problématiques métiers stratégiques.

Les résultats de l’enquête soulignent en outre que les managers et spécialistes métiers ont accès à plus de données qu’auparavant, bien que moins de la moitié d’entre eux (43%, contre 35% en 2012) considère disposer de suffisamment de données pour prendre des décisions métiers.

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En complément :
un article (en anglais) sur les big data, sources d’avantage concurrentiel

et un autre (en anglais) sur
les changements culturels engendrés dans les entreprises par les big data 

A lire sur Business Analytics Info :
« Distribution, une maturité analytique encore balbutiante »
et « Un souffle nouveau dans le management et l’organisation des entreprises »