Mettre l’analyse et le reporting dans les mains des métiers

Reporting et analyse de données ne sont pas aussi différents que l’on croit. Mais, si le reporting reste encore souvent un domaine réservé aux départements informatiques qui maîtrisent la « tuyauterie » (le « comment »), l’analytique est désormais à la portée des utilisateurs métiers afin de répondre à différentes problématiques relevant de leurs propres activités (le « pourquoi »). Le réel enjeu pour les entreprises consiste aujourd’hui à rendre leurs utilisateurs métiers plus autonomes, en s’appuyant sur le département informatique pour simplifier les applications analytiques.

Le reporting consiste à extraire des données, à les transformer et à les présenter dans un format prédéfini pour faciliter les prises de décision. Tâches qui relèvent la plupart du temps des départements informatiques. Côté analytique, des volumes de données toujours plus importants – les données qui alimentent les rapports, mais également bien d’autres, comme celles issues des réseaux sociaux – sont traités à l’aide de fonctions mathématiques sophistiquées pour être interprétés et étayer les prises de décision. Ces solutions sont de plus en plus utilisées par les métiers.

 

Existe-t-il une différence entre reporting et analytique ? Non ! répond Tapan Rayaguru, l’auteur de cet article. En fait, l’entreprise doit surtout s’interroger sur les raisons qui motivent ses programmes de reporting (le « pourquoi ») plutôt que sur les moyens qu’elle met en œuvre pour y parvenir (le « comment »). Autrement dit, sortir du paradigme informatique et entrer dans celui des métiers.

 

Le reporting et l’analytique permettent de comprendre pourquoi certains événements se sont produits, afin d’agir en conséquence et de prendre les bonnes décisions pour l’avenir. Mais, seuls les métiers sont en mesure de s’approprier les informations, pour analyser eux-mêmes les résultats et comprendre ce qui y a conduit. Le principal enjeu pour l’entreprise consiste aujourd’hui à faire en sorte que les métiers soient plus autonomes dans l’utilisation des outils d’analyse et de reporting. Les informaticiens ont un rôle essentiel à jouer ici, à condition qu’ils se familiarisent avec les problématiques métiers des différentes populations consommatrices d’analytique et qu’on les incite à rendre les algorithmes mathématiques plus accessibles aux utilisateurs métiers.

 

Lire l’article

 

En complément :

Un article (en anglais) sur les différences entre reporting et analytique,
et un article sur l’importance de la qualité des données

 

A lire sur Business-Analytics-info.fr :

L’approche analytique au service des prises de décisions stratégiques,
et Visualisation des données, concilier autonomie des utilisateurs métiers et contrôle du département informatique