Les villes du futur pilotées par les big data

Face à l’augmentation régulière des populations urbaines, les urbanistes font appel aux nouvelles technologies pour construire les villes de demain. Ces villes « intelligentes » sont pensées pour favoriser un usage optimal de leurs ressources – énergie, construction, transport, infrastructures, … – tout en conciliant le bien-être des habitants avec un développement économique raisonné. Les villes de demain seront pilotées par les données générées par une multitude de capteurs ou puces RFID qui permettront d’ajuster en temps réel la politique de gestion urbaine.

Avec une population mondiale actuelle de 7 milliards d’habitants et des projections à 9 milliards d’ici 50 ans, dont plus de 50% vivront dans des environnements urbains regroupant bien souvent plus d’un million d’habitant, les villes font l’objet de toutes les attentions. Les efforts se concentrent sur la maîtrise de la consommation énergétique des villes et de manière générale sur leur « durabilité ». A travers le globe, une centaine d’initiatives de « smart city » a vu le jour : des villes « intelligentes », capables d’offrir selon Wikipedia une « qualité de vie élevée, avec une gestion avisée des ressources naturelles, et ce à travers une gouvernance participative ». L’une de leurs principales caractéristiques réside dans l’exploitation d’infrastructures « communicantes », c’est-à-dire équipées de capteurs générant des données servant à leur contrôle.

 

C’est le cas par exemple du quartier d’affaires de Songdo, smart city située au nord-ouest de la Corée du Sud – un pays affichant l’une des plus fortes densités mondiales – à une soixantaine de kilomètres de Séoul et à une dizaine de km de l’aéroport international d’Incheon. Lancé en 2000, ce projet d’urbanisme de plus de 35 milliards de dollars, fera sortir de terre plus de 400 bâtiments d’ici à 2016, dont certains des plus hauts gratte-ciels du pays, sur une surface totale d’environ 6 km². Tous ces bâtiments seront reliés au réseau de la ville – habitations, écoles, bâtiments publics, infrastructures de transport…

 

La ville connectée permettra par exemple d’adapter l’éclairage public en fonction de la fréquentation d’un lieu. L’ensemble des bâtiments, dont les habitations, pourront être pilotées à distance via des écrans répartis dans toute la ville. Le trafic routier sera contrôlé via des capteurs, comme la collecte d’ordures. Et les enfants disposeront d’un bracelet connecté pour éviter de se perdre. L’ensemble de ces capteurs générera des millions de données, qui seront centralisées pour une analyse en temps réel des comportements et modes de vie des 65 000 habitants et des 300 000 personnes qui y travailleront. Ces analyses permettront d’adapter en permanence la gestion de la ville.

 

Lire l’article (en anglais)

En complément :
un autre exemple (en anglais) de smart city en construction à Abou Dabi (Emirats Arabes Unis)
et des informations sur les initiatives en Europe.

 

A lire sur Business-Analytics-Info.fr : 
« Les big data renforcent la résilience des villes »
et « A quoi servent ces données qui sortent de nos poubelles ? ».