Effet collatéral des Big Data : les grands noms lorgnent les spécialistes de la donnée

Le rachat par de grandes entreprises de sociétés brassant d’importants volumes de données – par exemple l’acquisition d’Instagram par Facebook – est une tendance récente. Les géants cherchent en effet des moyens d’optimiser leur connaissance du client, notamment pour accroître leur réactivité en termes de positionnement d’offres. Un phénomène observé en Asie, entre autres dans le domaine des applications pour la téléphonie mobile et de la banque en ligne, mais qui présage d’une accélération et d’un mouvement en profondeur à l’échelle planétaire.

L’explosion de la téléphonie mobile est une réalité : 5 milliards d’abonnements mobiles en 2010 contre 720 millions en 2000, avec une croissance évaluée à 2 millions de nouvelles souscriptions par jour ; 1 milliard d’utilisateurs de smartphones dans le monde en 2012, et une croissance de 44% par an ; 18 milliards d’applications mobiles téléchargées en 2011 avec des projections de croissance (par ABI Research) à 44 milliards pour 2016 (le cap du million d’applications mobiles disponibles a été atteint fin 2011). Au-delà de ces chiffres, une autre réalité émerge aujourd’hui : chaque application génère des données au travers de partages d’informations et d’interactions, et celles-ci restent encore inexploitées.

Ces nouveaux silos d’information attirent l’attention des grands acteurs des télécoms et de l’Internet qui voient dans ces sources de données un moyen d’enrichir leurs propres réservoirs afin d’optimiser leur connaissance des clients, des pratiques d’achat, des centres d’intérêt, etc. L’enjeu est capital : développer une approche susceptible de générer un solide avantage concurrentiel.

Attirer de nouveaux clients et réduire les taux de désabonnement sont des défis cruciaux pour ces acteurs. Plusieurs démarches industrielles ont été initialisées, par exemple au travers de micro-segmentations – les « influenceurs » ou cœurs de cible – mais les approches divergent dans la façon de répondre à LA grande question : « comment mieux analyser les changements de tendances et leur impact sur les indicateurs de performance? » Le secret réside peut-être dans le positionnement : l’entreprise doit miser sur ce qu’elle sait faire le mieux.

L’heure n’est donc plus à l’observation pour les « mastodontes de la donnée ». Les attentistes qui n’auront pas mis en œuvre d’outils de traitement auront déjà perdu 12 à 18 mois, qu’ils ne rattraperont sans doute jamais. Et le temps investi deviendra un avantage concurrentiel en soi…

Lire l’article (en anglais)

En complément : un article (en anglais) détaillant comment Facebook vérifie l’impact de ses publicités et un autre (en anglais) expliquant comment de grandes agglomérations américaines attirent les sociétés spécialisées dans le traitement des Big Data.

A lire sur Business-Analytics-Info.fr : « Télécom : des modèles prédictifs au service de la performance commerciale » et « Les données : le trésor caché des entreprises ».