L’analytique pour la supply chain : bien plus qu’une mode

La chaîne d’approvisionnement peut-elle passer à la moulinette de l’analytique ? Les entreprises sont-elles prêtes à investir dans des outils spécifiques pour tirer la substantifique moelle de leurs données ? Ont-elles les moyens de se lancer dans une stratégie prédictive ? Les approches sont contrastées et complémentaires selon le secteur – commerce de détail ou industrie.

Un débat contradictoire présenté sur un blog du site de Deloitte met en balance les avantages et les inconvénients liés aux investissements dans des outils analytiques dans l’optique de développer des ressources internes et de sensibiliser les métiers à des bénéfices potentiellement cruciaux pour l’entreprise. La chaîne d’approvisionnement constituant un poste de coût important pour l’entreprise, il semble opportun de réfléchir à la meilleure façon de réaliser des économies en optimisant sa gestion. Et l’analytique est un moyen efficace pour identifier les écarts vis-à-vis de la concurrence et de les combler.

Jerry O’Dwyer, expert en achat et services chez Deloitte, estime que les entreprises commencent à développer des compétences spécifiques afin d’utiliser les outils analytiques à bon escient. Le coût inhérent est largement compensé par la mise en place d’une stratégie de gestion prédictive des ressources qui améliore  les performances en matière de fabrication, par exemple.

Brian Umbenhauer, consultant chez Deloitte, explique que les spécialistes du commerce de détail ont bien souvent les mêmes problématiques, quelle que soit leur taille. L’analytique leur permet par exemple de rationaliser les achats en provenance d’un même fournisseur et d’aligner les processus disparates de deux entités appartenant à un même groupe. Pour le secteur industriel, selon le point de vue de Sanjay Agarwal, l’analytique favorise des augmentations de marge conséquentes (de 2 à 4%), notamment via la tarification paramétrée, le suivi et l’anticipation de la volatilité des prix des matières premières ainsi que la réduction des redondances par exemple suite à un rachat de société. Loin d’être une tendance à la mode, l’analytique constitue un réel progrès dans la manière de tirer parti de volumes de données disponibles et donc de se démarquer de la concurrence.

Lire l’article (en anglais)

En complément : Un livre blanc sur les apports du « supply chain analytics » au secteur de la logistique (en anglais et sur inscription) et les résultats d’une enquête d’Aberdeen  Group sur les bénéfices offerts par l’analytique dans le domaine de la supply chain.

A lire sur Business-Analytics-Info.fr : « L’analytique à la rescousse de la prise de décision » et « L’industrie se laisse aussi séduire par les Big Analytics ».