Le secteur financier plébiscite l’analytique pour le recrutement

A peine remises de la crise financière initiée en 2008, les entreprises du secteur financier sont à nouveau sur le pied de guerre : il devient de plus en plus difficile de fidéliser les employés et de recruter les talents nécessaires pour prendre position sur les réseaux sociaux et analyser les milliards de données collectées sur les clients. Etat des lieux d’un marché de l’emploi en pleine ébullition.

Il y a vingt ans, les entreprises se demandaient comment centrer leurs activités sur des processus. Dix ans plus tard, elles s’interrogeaient sur les moyens de tirer le meilleur parti du Web. Aujourd’hui, c’est l’analytique qui est au centre de leurs réflexions. L’analytique, nouveau Graal servant à la fois à améliorer la rentabilité, à mieux cerner les attentes de clients de plus en plus exigeants, à maîtriser les risques, à évaluer l’efficacité de nouveaux produits, et à fidéliser les employés.

Pourtant, selon cet article d’un analyste de Deloitte, la majorité des compagnies financières continuent de gérer leurs recrutements « à l’ancienne », sans analyser les données dont elles disposent sur leurs employés – qui forment tout de même le premier poste de dépense de leur entreprise. L’analytique pourrait cependant devenir dans l’avenir le moyen d’optimiser la gestion du cycle de vie d’un employé, sur de multiples plans : recrutement, planification, avantages sociaux, formations et avancements.

Par exemple, l’article explique que des modèles statistiques permettent déjà à certaines entreprises de prévoir avec précision leurs besoins en recrutement à l’horizon d’un an ou plus et d’évaluer les risques de départ de tel ou tel collaborateur, à plus ou moins brève échéance.

Au-delà des outils nécessaires pour concrétiser cette nouvelle approche, les entreprises doivent se préparer à remettre en cause certaines anciennes pratiques, tant au niveau stratégique (adopter un modèle centré sur les données) qu’au niveau du recrutement lui-même (recruter de nouvelles compétences – réseaux sociaux, analyse, statistiques, etc.). L’article décrit les différents points d’entrée que peuvent emprunter les entreprises pour initier cette transformation, ainsi qu’une méthode permettant de tirer le meilleur parti de l’analytique pour mieux gérer leurs effectifs.

Il conclut enfin sur le fait que les directions financières figurent parmi les mieux placées pour mettre en marche cette transition, du fait de leur positionnement transverse qui les mettent en contact avec l’ensemble des autres directions des entreprises et de leur connaissance des technologies analytiques (et de leurs bénéfices).

Lire l’article (en anglais)

En complément, une étude de Deloitte sur les problématiques d’emploi auxquelles sont confrontées les entreprises financières, où l’on apprend par exemple que seulement 35% des employés du secteur financier pensent rester fidèles à leurs employeurs (contre 45% deux ans auparavant) et un article de « Business Line » qui explique comment l’analytique aide les entreprises à relever les défis liés au recrutement.