Piocher dans les données externes de son écosystème pour augmenter ses capacités analytiques

Pour nombre d’entreprises employant l’analyse de données, l’utilisation efficace des données externes constitue un nouvel horizon encore complexe à atteindre. En contrepartie, ces data tierces, issues de l’écosystème de l’entreprise, recèlent une valeur considérable.

L’analyse des données générées par l’entreprise permet d’obtenir des informations précieuses pour améliorer ses performances. Mais ces data internes peuvent comporter des lacunes. D’où l’intérêt croissant des entreprises employant l’analytique pour des données issues de sources externes. Leur apport peut ainsi mettre en lumière l’évolution du comportement des consommateurs, les initiatives des concurrents ou les événements géopolitiques touchant leur secteur. Les entreprises les plus en pointe recourent déjà à des données externes à travers un réseau de partenaires commerciaux constitué de fournisseurs, revendeurs, distributeurs et autres parties prenantes.

 

L’accès aux données externes tend à se simplifier

 

Une étude récente de Deloitte évoque l’exemple d’un fabricant de semi-conducteurs utilisant des data tierces dans le but de prédire les meilleures types de client à cibler dans les campagnes publicitaires. Cette initiative a contribué à réduire de 75 % le coût par engagement d’une campagne. De nombreux exemples comme celui-ci montrent un bénéfice tiré de l’usage des données externes : des start-ups se basent sur les réseaux sociaux afin de calculer avec précision la probabilité de départ d’un employé ; d’autres utilisent la géolocalisation et les données météorologiques pour optimiser les rendements agricoles ; des ecommerçants s’appuient sur les prévisions économiques et les données des fournisseurs pour mieux anticiper la demande et limiter les ruptures de stock…

L’accès aux données externes tend à se simplifier. Cependant, un certain nombre de défis tant commerciaux que techniques doivent être surmontés. Les entreprises doivent notamment, dans un cadre de négociation souvent ardu, s’assurer de la pertinence et de la qualité des données fournies. Leur nettoyage et leur formatage peut représenter jusqu’à 80 % de l’effort d’un projet analytique, selon Deloitte.

 

Participer à un écosystème pour fournir et consommer des données externes

 

Pour être plus efficace, la société de conseil suggère aux entreprises de se considérer elles-mêmes comme membre d’un écosystème de données, c’est-à-dire participer à un réseau d’acteurs qui, directement ou indirectement, consomment, produisent et fournissent des data. Ce qui requiert des compétences en matière d’identification, d’obtention et de préparation de données externes. Ces compétences peuvent être partagées au sein d’un groupe inter-fonctionnel et issues de domaines tels que la gestion des produits, l’analyse commerciale, la science des données, le droit ou la logistique.

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En complément :

un article (en anglais) au sujet de la mise en œuvre de l’analytique dans l’industrie pharmaceutique

et un autre (en anglais) à propos d’un partenariat entre Siemens et SAS pour fournir des analyses IoT intégrées.