Développer la culture des données pour améliorer les décisions

Développer la “data literacy” ou culture des données d’entreprise, a le potentiel d’accroître la valeur de l’organisation, en contribuant à améliorer la prise de décision. Ce constat est largement partagé parmi les dirigeants. Néanmoins, peu d’entre eux semblent réellement prêts pour mettre à profit les quantités phénoménales de données disponibles.

Selon le MIT, la « culture des données » représente, pour un individu, la capacité de comprendre, travailler avec, analyser et argumenter avec de l’information. Au niveau d’une organisation la “corporate data literacy”, ou culture d’entreprise orientée data, implique de permettre l’accès aux données à l’ensemble des collaborateurs tout en créant les processus d’aide à la décision appropriés. Développer cette culture des données au sein des entreprises a pour objectif de mettre à profit les importants volumes de données produits en basant les décisions sur la connaissance et l’expérience plutôt que sur l’instinct.

 

Les entreprises qui maîtrisent leurs données ont une plus forte capitalisation boursière

 

D’un point de vue sectoriel, les technologies, les services financiers ou le conseil, habitués à traiter des données à grande échelle, disposent d’un temps d’avance en matière de maîtrise des données d’entreprise, alors que la santé et la distribution apparaissent à la traîne. Sur un plan régional, l’Europe devance légèrement l’Amérique du Nord et l’Asie, même si Singapour figure en tête du “Data Literacy Index”, sur la base de la valeur que les entreprises peuvent retirer de la maîtrise de leurs données. La capitalisation boursière des organisations situées en tête de cet indice est de 3 à 5 % plus élevée en moyenne.

 

Un enjeu de formation à la data literacy

 

Si une écrasante majorité des dirigeants (93 %) considère important de développer la culture des données au sein de leur entreprise, peu sont enclins à renforcer les compétences de leurs collaborateurs (17 %) ou à offrir des salaires plus attractifs à ceux qui travaillent avec les données (36 %). Seuls 8 % des employeurs consultés pour la réalisation du classement ont engagé des transformations majeures dans l’utilisation des données d’entreprise au cours des cinq dernières années. Or les projets qui réussissent en la matière sont le plus souvent imposés par le haut. D’où la nécessité pour les dirigeants d’améliorer leur propre culture de la donnée.

 

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En complément :

un article au sujet du développement de la maîtrise des données au sein des entreprises