Quand l’intelligence artificielle s’essaie à l’art

Le moment où les humains ne pourront plus déterminer si une œuvre a été créée par un des leurs ou par une machine semble proche. Les algorithmes d’intelligence artificielle génératrice d’art se perfectionnent en effet de jour en jour. Mais de telles œuvres pourront-elles seulement nous émouvoir ?

Pour Andrew Conru, fondateur du concours « Robotart », qui évalue des œuvres crées par des intelligences artificielles (IA) et des robots, le processus de création artistique peut se résumer à un simple algorithme – capable néanmoins de générer des sorties complexes et, surtout, de provoquer des émotions puissantes. Selon cette vision déterministe des choses, partagée tant par les auteurs de la série à succès Westworld que par une partie de la communauté scientifique, notre comportement est essentiellement régi par notre code génétique. Il serait donc éminemment prédictible et pourrait, par conséquent, être simulé par des machines.

Des artistes se sont largement emparés de cette idée. Ainsi Pindar Van Araman, lauréat du dernier « Robotart », a mis au point des algorithmes d’IA créatifs contrôlant un bras robotique muni de pinceaux. Ce dispositif, baptisé CloudPainter, imite tellement bien le travail humain que même un expert pourrait s’y laisser prendre. Mais le résultat est-il seulement bon ? Une œuvre créée par un algorithme tel CloudPainter sera-t-elle en mesure, un jour, d’émouvoir celle ou celui qui la regarde ? Car la principale limite de ces technologies est qu’elles sont exemptes de la conscience que nous caractérise. Elles peuvent certes, grâce à l’apprentissage profond, simuler nos compétences et même nos sensibilités. Mais nous autres, humains, demeurons plus enclins à respecter des artistes de notre condition que leurs équivalents artificiels.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un article (en anglais) au sujet d’art algorithmique et d’IA,

et un autre (en anglais) à propos de l’IA pour aider à détecter les contrefaçons.