Bientôt des robots dans les champs ?

Certains exploitants agricoles à grande échelle imaginent un avenir où les robots participent activement à la culture ou à l’élevage. Des expérimentations menées en Australie montrent qu’automatiser de la sorte l’agriculture est plus qu’envisageable. Une éventualité qui présente des avantages tout en soulevant des questions pour la main d’œuvre humaine.

Les robots sont-ils voués à remplacer les travailleurs humains dans les champs ? De fait, l’agriculture est de plus en plus automatisée. De nombreux exploitants se sont penchés avec intérêt sur les objets connectés ou l’intelligence artificielle. Mais les robots sont-ils prêts ? Peuvent-ils assumer d’importants volumes de travail ? Compte tenu de l’investissement nécessaire et de l’état actuel des développements technologiques, ces questions se posent pour l’heure uniquement à des exploitations de taille industrielle. Si les robots sont théoriquement capables d’opérer jour et nuit sans fatigue, ils doivent pour cela consommer d’importantes quantités de carburant.

 

Les humains pourraient trouver un nouveau rôle à travers l’entretien des robots

 

Pour se prémunir de ce coût, le centre australien de recherche en robotique agricole (ACFR) a mis au point un robot propulsé par l’énergie solaire. Baptisé Rippa (pour « robot pour une perception intelligente et une application de précision »), il a pour rôle de protéger les cultures agricoles contre les herbes indésirables et les déchets. Muni d’un système d’aspiration, il élimine les corps étrangers qu’il détecte dans les champs à l’aide des capteurs et des réseaux de neurones dont il est équipé. Après une journée d’entraînement, il a ainsi été capable d’identifier 10 contaminants sur les 14 présents dans une rangée de brocolis. De quoi soulager les humains habituellement chargés de cette tâche.

Pour l’instant Rippa fonctionne dans des conditions idéales, à savoir un large terrain plat, bien ordonné et dénué d’obstacles, sous un soleil radieux. Son adaptation à des parcelles plus accidentées, avec des trous, de la boue et des flaques d’eau, et soumises à des variations météorologiques, est à l’étude. Par ailleurs, d’autres types de robots sont en cours de développement au sein de l’ACFR : un bras de préhension automatisé pour la récolte des fruits, une coccinelle artificielle abritant une série de capteurs analytiques, ou encore des véhicules autonomes et des drones pour le suivi du bétail. Parmi les bénéfices attendus de ces recherches figurent la réduction du travail manuel et l’amélioration de la qualité des produits. Dans une telle perspective, les humains pourraient trouver un nouveau rôle à travers la maintenance et à la réparation des robots.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un article au sujet de la traite automatisée des vaches laitières,

un autre sur un projet de robot de désherbage pour les vignes,

et un autre à propos d’un robot français tueur de nuisible.