La banque, pierre angulaire de la ville intelligente

La banque est vouée à devenir un acteur central de la ville intelligente (smart city). Ses compétences s’agissant de planification, d’analyse économique et de liens sociaux, ainsi que la confiance qu’elle inspire en matière de gestion des données personnelles, lui augurent un rôle de premier plan. De quoi donner un nouveau souffle au secteur.

La numérisation de l’économie a bousculé les acteurs traditionnels du secteur bancaire. Le développement de la ville intelligente (smart city) pourrait contribuer à leur renouveau. Le principal enjeu, pour les banques, est de créer de nouveaux services financiers afin d’accompagner les innovations en matière de mobilité et de connectivité au sein d’espaces urbains en mutation, où objets connectés et intelligence artificielle s’installent progressivement. Avec leur savoir-faire en matière de transparence, de pragmatisme et de planification rationnelle, elles disposent d’atouts appréciables.

 

Dans une smart city, le rôle de la banque dépasse celui d’intermédiaire financier

 

L’organisation de la ville intelligente mobilise de nombreux acteurs, dont les banques. Celles-ci connaissent parfaitement leurs clients, qu’elles accompagnent au quotidien, et savent anticiper leurs besoins. Dans une smart city, leur rôle dépasse celui de simple intermédiaire financier. Observateurs privilégiés de toutes les transactions, les établissements financiers disposent d’une vue d’ensemble des rapports de force des différents acteurs économiques ainsi qu’une connaissance approfondie des déplacements de leurs clients. De quoi leur apporter une véritable valeur ajoutée personnalisée, par exemple avec un service d’archivage intelligent disponible en temps réel.

Pour autant, les citoyens restent attachés à la relation physique qui les unit à leur banque. L’agence bancaire demeure donc un pilier de la ville intelligente de demain, même si ses missions sont amenées à évoluer. Répondant à de nouvelles exigences, elles ont vocation à se transformer en centre d’information hyperlocaux ou en moteurs de recherche communautaires. Ainsi, l’espace W31 du Crédit Agricole, à Toulouse, est-il devenu en 2012 un point de collecte alimentaire.

 

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En complément :

Un article (en anglais) au sujet du financement des smart cities,

et un autre à propos de la stratégie smart city de Helsinki.