L’intelligence artificielle au chevet de la vie sauvage

Comment mesurer les effets du changement climatique sur les animaux sauvages ? Les scientifiques se tournent désormais vers l’intelligence artificielle pour étudier les conditions de vie de la faune menacée. Les algorithmes d’apprentissage automatique, en particulier, donnent des résultats probants.

Pour les scientifiques, l’intelligence artificielle (IA) représente désormais un moyen efficace pour collecter et traiter une mine d’informations sur un grand nombre d’animaux dans la nature. Les nouvelles méthodes pour étudier les effets du changement climatique sur la vie sauvage, applicables en temps réel, permettent de gagner du temps et de réduire les coûts. Des algorithmes d’apprentissage automatique ont ainsi été récemment mis en œuvre pour améliorer le suivi des oiseaux chanteurs ou participer à l’identification d’espèces sauvages.

 

L’intelligence artificielle utilisée pour identifier des animaux sauvages

 

À l’extrême nord de l’Alaska, l’été est traditionnellement court et les oiseaux doivent se reproduire avant le retour de l’hiver. Une équipe de chercheurs américains y a réalisé plus de 1 200 heures d’enregistrement audio en quatre endroits différents afin d’estimer le moment où les volatiles arrivent en masse afin de s’accoupler. Une technique d’apprentissage automatique a été employée pour extraire des enregistrements les parties les plus utiles — celles où vent, pluie et autres bruits ne parasitent pas le chant des oiseaux. Une méthode que les scientifiques pourraient appliquer dans d’autres contextes afin d’étudier à plus grande échelle comment le changement climatique affecte les populations animales.

Dans une autre étude publiée par l’académie nationale des sciences des États-Unis, l’IA a été utilisée pour identifier, dénombrer et décrire des animaux sauvages. Des données sur 48 espèces recueillies par des appareils photographiques positionnés dans la nature ont été traitées par un algorithme d’apprentissage profond (deep learning). Les animaux ont été identifiés avec 94 % de précision. Une promesse de gain de temps appréciable face à une quantité d’information conséquente.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un article (en anglais) au sujet de la surveillance automatique de la vie sauvage par des drones,

et un autre à propos du rôle de l’intelligence artificielle en matière de transition énergétique.