Quel avenir pour les assistants vocaux ?

La multiplication des assistants vocaux fait désormais de la voix un enjeu incontournable pour les entreprises. Pour mieux comprendre les usages, les attentes et les réserves des consommateurs vis-à-vis des ces technologies, Price Waterhouse Cooper a lancé en début d’année une vaste étude auprès d’Américains de 18 à 64 ans.

Les technologies de reconnaissance vocale ont fait leur chemin : 72 % des personnes interrogées par Price Waterhouse Cooper déclarent avoir déjà utilisé un assistant vocal. Bien que les jeunes de 18 à 24 ans soient les plus prompts à les adopter, ils ne représentent pas pour autant les utilisateurs les plus réguliers, devancés sur ce terrain par les 25-49 ans. Une tendance à corréler avec le fait que les trois quarts des utilisateurs préfèrent l’intimité et la discrétion de leur domicile pour recourir à leur assistant virtuel. Par ailleurs, malgré la multiplication des champs d’application, dans la pratique, les usages restent le plus souvent limités à des tâches basiques (recherche d’informations, question rapide, météo…). En cause : une mauvaise connaissance des possibilités et de l’éventail de fonctionnalités, un manque de confiance dans ces technologies et une absence de visibilité quant à leur intégration avec l’existant.

 

La confiance reste le principal obstacle

 

Si un répondant sur deux déclare avoir déjà réalisé un achat via un assistant vocal, l’essentiel des articles acquis demeurent de petits produits ne nécessitant pas d’apprécier de visu leur qualité (livraison de repas, courses, livres, produits ménagers…). Pour la vaste majorité des répondants, l’expérience d’achat s’est avérée concluante. Toutefois, un quart des consommateurs n’envisagent pas ce mode d’achat, faute de confiance dans l’interprétation des ordres donnés ou dans l’envoi des paiements.

 

En termes d’expérience d’achat, si 93 % des répondants se disent satisfaits de leur assistant vocal, tous les appareils ne se valent pas. Les smartphones, pionniers dans la démocratisation de ces technologies, se voient aujourd’hui reprocher un manque de compréhension, de fiabilité et de précision, comparés aux enceintes intelligentes. Enfin, près d’un répondant sur cinq, bien que familier avec ces usages, avoue n’avoir jamais utilisé cette technologie, les raisons invoquées concernant principalement le respect de la vie privée et le risque d’insécurité.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Une étude sur l’avenir des technologies vocales,

Le retour du vocal dans les entreprises.