Airbnb mise sur l’open data pour susciter la confiance

Les collectivités françaises s’inquiètent de l’impact d’Airbnb sur l’activité touristique. Pour les rassurer, le leader de la location de logements entre particuliers multiplie les initiatives open data. Des institutions profitent de ces opportunités tant pour obtenir des informations statistiques que pour soutenir le développement local.

Entre le 1er septembre 2016 et le 31 août 2017, 274 000 visiteurs de 117 nationalités différentes ont réservé un logement via la plateforme Airbnb dans le département du Var, générant une activité économique de 265 millions d’euros, selon l’estimation du leader de la location de logements entre particuliers. Pour atténuer la défiance des collectivités locales, ce dernier a décidé — à l’instar de Uber — de jouer la transparence en ouvrant une partie de ses données, notamment afin de montrer l’impact positif de son activité. L’enjeu est de taille : avec 12 millions de touristes concernés, la France représente son deuxième marché mondial.

 

Partager des données via des partenariats institutionnels

 

Le site Dataville, mis à disposition par Airbnb depuis fin 2017, permet ainsi aux communes comptabilisant au moins 10 hôtes actifs d’accéder à des informations comme le nombre d’annonces ou de visiteurs accueillis chaque année, ainsi que le revenu moyen touché par les loueurs.

L’entreprise américaine multiplie ce type d’initiatives open data visant à rassurer les collectivités. Un partenariat institutionnel a par exemple été noué début 2018 avec le département d’Eure-et-Loir dans le but d’accompagner le développement du commerce de proximité. Airbnb livre également des jeux de données anonymisées et agglomérées à l’Insee pour l’aider à affiner son étude trimestrielle sur l’état de l’activité touristique dans le pays.

 

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En complément :

Un article au sujet de la patrimonialisation des données,

et une autre à propos de la question de l’open data dans les collectivités territoriales.