L’intrapreneuriat en vogue dans les grandes entreprises

Pour valoriser leurs talents tout en trouvant de nouveaux débouchés, les grandes entreprises misent de plus en plus sur l’intrapreneuriat. Les collaborateurs sont ainsi encouragés à développer et à concrétiser des projets innovants au sein même de l’organisation. Zoom sur une tendance renforcée par la transition numérique.

La plupart des collaborateurs recherchent aujourd’hui une plus grande autonomie dans les missions qui leur sont confiées. Pour répondre à cette demande et l’associer aux intérêts de l’organisation, les entreprises, notamment les plus grandes, multiplient les initiatives d’intrapreneuriat. Source d’innovation, aux effets vertueux à moindre coût, cette démarche interne d’entrepreneuriat intéresserait les trois quarts des salariés, selon Deloitte.

Chez Nexity, par exemple, on a mis en place un incubateur pour lancer des nouveaux projets, sans forcément chercher à créer une future licorne. Les équipes concernées disposent d’un délai de quatre mois et d’une enveloppe de 60 000 euros pour développer des concepts innovants… et rémunérateurs pour l’entreprise. La Société Générale, quant à elle, a sélectionné 60 projets parmi les 600 concepts proposés par ses collaborateurs. Les lauréats, choisis par le comité directeur à l’issue d’une journée marathon, bénéficient d’un an et demi pour peaufiner leurs innovations, à laquelle la banque consacre un fonds de 150 millions d’euros pour soutenir les phases d’amorçage. Suez, enfin, a opté pour une stratégie d’intrapreneuriat un peu différente en finançant un incubateur social externe à l’entreprise. L’objectif est de faire émerger des jeunes pousses et de nouer des partenariats dans le domaine de l’environnement afin d’étendre son emprise sur cet écosystème.

 

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En complément :

Une tribune sur la culture de l’innovation,

et un article au sujet d’une plateforme dédiée à l’intrapreneuriat.