Plus de suivi, plus d’efficacité… l’analyse du personnel évolue

L’entreprise change et avec elle la manière d’envisager l’analyse de ses forces vives ! Au programme, un suivi plus régulier et une plus grande proximité avec le personnel, l’intégration de robots et le développement de la productivité, et enfin, davantage de transparence et de bénéfices pour les collaborateurs.

Les études des cabinets de conseil qui pointaient les manques et faiblesses des RH en s’appuyant sur une série d’entretiens réalisés à un instant T ne suffisent plus. Désormais, les organisations attendent davantage de constance dans la collecte des feedbacks. La traditionnelle étude annuelle pourra, par exemple, être complétée par des sondages « éclairs », alors que des outils rendront compte en temps réel du moral des troupes. A la clé, un suivi plus régulier et plus précis. Une tendance qui va de pair avec la volonté de s’affranchir de l’approche top-down pour recueillir les retours des collaborateurs à l’aide d’outils extérieurs aux canaux de communication entérinés par l’entreprise.

 

Développer la productivité et non les effectifs

 

Côté langage, on ne parle plus d’analyse du personnel mais d’analyse de la main d’œuvre… La nuance terminologique fait écho à la multiplication des robots, chatbots et autres intelligences artificielles dans les organisations. Ce changement de paradigme soulève de nouvelles questions quant à la responsabilité et la productivité de ces nouveaux éléments. Une productivité qui opère un véritable retour en force à l’heure où les entreprises préfèrent développer le potentiel de leurs collaborateurs plutôt que recruter. C’est que les outils analytiques actuels mettent en lumière les caractéristiques des collaborateurs les plus compétents et les conditions qui permettent une meilleure productivité.

 

Enfin, le nouveau cadre réglementaire de protection des données personnelles (GDPR) impose aux organisations une transparence accrue sur l’utilisation des données qu’elles collectent et des algorithmes qu’elles utilisent, notamment dans le domaine des RH. Par ailleurs, il vient clore le débat sur la propriété des données, les collaborateurs pouvant à présent prétendre à récupérer leurs données personnelles pour valoriser leur expérience auprès d’autres employeurs. De quoi inciter ces derniers à participer à l’effort analytique en recentrant l’analyse sur les bénéfices qu’ils peuvent en tirer.

 

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