Du bon usage des big data dans la police

Pour résoudre les affaires judiciaires, les forces de l’ordre disposent de plus en plus de données digitales. Autant d’informations qui permettront bientôt à la police prédictive d’anticiper les crimes. Mais avant cela, reste à automatiser la classification des données, sécuriser leur hébergement et sensibiliser les agents à leur protection.

Smartphones, ordinateurs portables, objets connectés, bandes de vidéo surveillance… ce sont une vingtaine d’équipements en moyenne qui sont étudiés par la police au cours d’une enquête.  Les volumes de données ainsi collectés pourraient bientôt permettre d’identifier des modèles récurrents dans les scenarios criminels, comme cela se fait déjà dans d’autres domaines. Mais pour l’heure, la priorité est d’ordonner ces données disparates. Un travail qui consiste à décomposer les différents silos d’informations et à organiser les données de façon à en faciliter l’accès, tout en limitant les coûts. En automatisant ces tâches, non seulement on accélère l’analyse des données, enjeu crucial dans le cadre d’une enquête, mais on répond aussi plus efficacement aux demandes d’accès à l’information.

 

Garantir un hébergement sécurisé

 

Se pose ensuite la question de l’hébergement des données. La plupart des entreprises privilégient le cloud pour l’agilité et la souplesse qu’il garantit. La maîtrise des coûts représente un autre argument de poids, particulièrement pertinent auprès des services régaliens dont les budgets sont constamment challengés. Reste que la nature de certaines informations judiciaires ultra-sensibles impose un hébergement sur site. Dans ce contexte, un cloud hybride offrant des options d’hébergement sur site pour certains types d’informations représenterait un bon compromis pour les données collectées par la police.

 

Enfin, au même titre que les entreprises, la police doit sensibiliser ses agents à leur nouvelle responsabilité individuelle en matière de protection des données. La manipulation des données personnelles reste en effet un exercice périlleux, y compris pour les forces de l’ordre. Pour preuve, un rapport datant de janvier 2017 rapportait l’ouverture de 603 enquête pour utilisation abusive de données sur la seule année 2016. Des chiffres qui témoignent de l’urgence d’un changement culturel auprès des agents.

 

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