En 2018, banques et assurances mettent l’accent sur le numérique

Fintech et assurtech exercent depuis quelques années une forte pression concurrentielle sur les institutions traditionnelles françaises. Pour combler leur retard sur le plan digital, banques et assurances ont mis le cap sur l’innovation. Une récente étude dresse un état des lieux des enjeux et projets numériques évoqués par les principaux acteurs du secteur.

D’après une récente étude menée par Next Content pour Quadient, plus de 80 % des banques et compagnies d’assurance françaises font de l’autonomie de leurs clients un enjeu prioritaire à horizon 2020, devant le développement de projets d’intelligence artificielle, évoqué par environ 60 % des décideurs interrogés. Sur le plan juridique, la réglementation sur la protection des données personnelles est évoquée par plus de la moitié des assureurs, alors que les banquiers semblent davantage préoccupés par la directive européenne sur les services de paiement qui entrera en vigueur en septembre 2019. 63 % d’entre eux inscrivent ainsi l’open banking au rang des grands challenges à relever d’ici à 2020.

 

Combler le retard sur la souscription en ligne

 

En droite ligne avec l’objectif d’autonomie accrue, banques et assurances concentrent actuellement leurs efforts sur l’expérience client. Ainsi, l’optimisation des espaces client en ligne figure en 2018 parmi les projets de la quasi-totalité des établissements ayant participé à l’étude. Autour de la mobilité, la plupart des chantiers ont trait à l’intégration de processus transactionnels (signature électronique, scans de documents…) au sein de sites ou d’applications mobiles. Enfin, le conversationnel garde le vent en poupe avec des projets de chatbots ou d’assistants virtuels en cours dans près de quatre établissements sur cinq, dans les mêmes proportions que l’IA ou la sécurité.

 

Fer de lance des fintech et assurtech, la souscription en ligne représente un réel défi pour les institutions traditionnelles. Dans ce domaine, tout reste à faire à en croire les chiffres : pure players mis à part, les souscriptions en ligne ne représentent en effet pas plus de 10 % du total des souscriptions des banques et assurances interrogées, avec des souscriptions mobiles ne dépassant pas 1 %. Si 89 % des répondants comptent implémenter la signature électronique d’ici la fin de l’année calendaire, 80 % entendent intégrer l’ensemble du parcours client en ligne dans les mêmes délais. Enfin, la souscription depuis une appli mobile semble légèrement moins prioritaire, puisque seuls 77 % des décisionnaires interrogés l’évoquent comme un projet à mettre en œuvre avant fin 2018.

 

 

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