Un label pour sécuriser les données agricoles

Agriculture de précision, réduction des coûts, qualité des produits… les big data ont de quoi convaincre les exploitants. Seule réserve : la crainte de perdre la main sur l’utilisation des données désormais collectées au quotidien. Un enjeu qui dépasse largement le seul secteur agricole. Pour les rassurer, une charte de sécurisation des données agricoles permet désormais de certifier les contrats proposés par les collecteurs.

Capteurs, drones, satellites ou consoles embarquées investissent peu à peu nos champs et nos élevages. Digitalisation oblige, l’agriculture génère aujourd’hui de plus en plus de données, une mine d’informations sur laquelle lorgnent de nombreux opérateurs. Cette tendance inquiète les exploitants, souvent désarmés face aux contrats qui leur sont soumis. Pour clarifier leur contenu, une charte sur l’utilisation des données agricoles vient de voir le jour. En pratique, chaque collecteur pourra faire examiner son contrat par un cabinet d’avocats qui lui accordera le label « Data Agri » pourvu qu’il réponde aux principes édictés dans la charte : lisibilité, clarté quant à l’énoncé des droits et devoirs des exploitants, transparence, confidentialité, etc.

 

L’étendue de l’exploitation des données agricoles

 

Pour Henri Biès Péré, représentant de la FNSEA, le syndicat à l’origine de cette charte, l’initiative arrive à point nommé. La preuve : l’Allemagne et la Suisse emboitent le pas à l’Hexagone en matière de sécurisation des données agricoles. A ses yeux, le succès du projet tient au travail de concertation préalable et à la diversité des acteurs ayant pris part à la réflexion. C’est que l’impact de cette révolution numérique dépasse le monde agricole, comme en témoignent les nouvelles offres des assureurs et leur intérêt, bien légitime, par exemple pour les données issues des capteurs météo. La charte a l’ambition de rétablir un climat de confiance dans tout l’écosystème agricole… pour que les vaches soient bien gardées.

 

 

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