L’intelligence artificielle transforme le travail en profondeur

L’intelligence artificielle est un sujet capital pour les ressources humaines. La plupart des métiers sont concernés par l’impact de cette technologie. Les transformations, profondes, sont déjà à l’œuvre et une partie des entreprises ont commencé d’intégrer des applications d’IA. L’interaction homme-machine constitue la clé du succès.

Une récente étude menée par le Boston Consulting Group (BCG) au sujet de l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur le capital humain conclut que cette technologie est vouée à transformer en profondeur les processus et les compétences professionnelles. D’où la nécessité, pour les acteurs des ressources humaines, de s’emparer rapidement de la question. Car l’IA est déjà bien présente dans une entreprise sur cinq et elle concerne potentiellement toutes les fonctions de l’organisation.

 

L’IA modifie radicalement la façon de travailler des individus

 

Selon le BCG, son incidence différera selon les métiers. D’un côté, elle réalisera une partie des tâches à valeur ajoutée jusqu’à présent dévolues à des humains, dont le savoir-faire sera entièrement automatisé. Mais de l’autre, elle permettra de les soulager des parties les plus rébarbatives de leur travail. Ainsi, les juristes pourront approfondir leur analyse après qu’une IA aura synthétisé la jurisprudence. Enfin, certains métiers comme l’artisanat ou le travail social demeureront pratiquement inchangés.

La réussite des transformations liées à l’intégration de l’IA passe avant tout par un bon accompagnement ainsi que la création d’un climat serein autour de cette technologie, estime le BCG. Le déploiement des nouveaux processus apparaît en fait bien plus décisif que le développement des applications en elles-mêmes. Car, contrairement à un nouvel outil, l’IA modifie radicalement la façon de travailler des individus. D’où l’importance à accorder à trouver la meilleure interaction entre les humains et les machines, sans négliger les questions éthiques liées à leur intégration.

 

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En complément :

Un article au sujet du paradoxal « plus d’humain » dans le travail grâce à l’IA,

et un autre (en anglais) à propos de la lassitude des data scientists.