France : une note parlementaire dissèque les objets connectés

Quels sont les atouts mais aussi les risques éventuels des objets connectés ? Un député de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques a récemment rédigé une note de synthèse pour répondre à cette interrogation. Le secteur du bâtiment est particulièrement concerné par la révolution de l’Internet des objets (IoT).

Entre 30 et 80 milliards d’objets connectés pourraient être déployés d’ici 2020 sur un marché qui pèse déjà 700 milliards d’euros au niveau mondial. Un boom économique qui suscite l’intérêt des entreprises, notamment dans le secteur du bâtiment et de la construction, mais aussi des régulateurs. En France, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (Opecst), présidé par Cédric Villani, s’est récemment saisi du sujet et a confié à son vice-Président, le député des Yvelines Didier Baichère, la rédaction d’une note de synthèse sur les enjeux et les défis technologiques de l’Internet des objets (IoT).

 

Objets connectés : des atouts et des interrogations

 

Pour illustrer les atouts des objets connectés, le parlementaire cite l’exemple de la maintenance prédictive appliquée au célèbre Golden Gate Bridge de San Francisco, désormais bardé de 64 capteurs permettant de détecter toute anomalie en temps réel. Un moyen de renforcer la sécurité, tout en réalisant des économies. De même, l’auteur de la note souligne le potentiel de l’IoT en matière de maîtrise des consommations d’énergie grâce aux réseaux électriques communicants. Enfin, il mentionne les bâtiments équipés de capteurs pouvant ainsi proposer un éclairage intelligent, un système de contrôle de la ventilation ou des thermostats connectés.

Face aux promesses l’IoT, Didier Baichère soulève un certain nombre de questions quant à son impact. D’un côté, ses applications permettront d’économiser de l’énergie, mais de l’autre le développement des objets connectés et des centres de calcul entraînera une hausse de la consommation d’électricité. Pour limiter cet effet, ainsi que la multiplication des déchets électroniques, le député recommande de renforcer l’autonomie et la durabilité des dispositifs connectés. Autre interrogation : comment éviter la mainmise des géants du numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon, etc.) sur le stockage et le traitement des données générées par l’IoT ? et comment garantir la sécurité des réseaux d’objets connectés ? Pour le parlementaire, il convient de bien expliquer aux citoyens les avantages de l’IoT pour accroître son acceptabilité sociale.

 

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En complément :

La version courte de la note de synthèse de l’Opecst sur les objets connectés,

et un article au sujet du concept d’immeuble « intelligent ».