Les données au cœur des projets mais pas encore de la culture des entreprises

Conscientes du potentiel des big data et de l’intelligence artificielle, les organisations investissent aujourd’hui massivement dans ces technologies. Pour autant, elles peinent encore à intégrer le digital à leur culture d’entreprise et redoutent à ce titre la concurrence de start-ups « orientées numérique » par essence.

L’attention portée hier encore aux big data s’est progressivement déportée sur l’intelligence artificielle. C’est du moins la conclusion d’une étude menée pour la sixième année consécutive par NewVantage Partners auprès de dirigeants de 57 grandes entreprises de tous secteurs. Combinant ces deux technologies, le machine learning apparaît aujourd’hui comme l’une des techniques privilégiées par les entreprises pour traiter de larges volumes de données. 73 % des entreprises interrogées se disent d’ailleurs satisfaites du retour sur investissement, soit 50 % de plus qu’en 2017, la preuve que plus ces technologies sont familières, plus elles génèrent de valeur. Parmi les objectifs poursuivis par les entreprises, optimisation des prises de décision, amélioration du service client et réduction des dépenses forment le trio de tête.

 

Mais la plupart des dirigeants interrogés redoutent la concurrence de nouveaux entrant issus de la fintech ou spécialisés dans les big data. En cause : la lenteur avec laquelle les grands groupes intègrent le digital à leur culture. Alors que tous déclarent poursuivre cet objectif, seul un tiers des répondants estiment l’avoir atteint, un taux qui évolue peu depuis six ans. Or cette culture distingue justement bon nombre de startups « nativement digitales », ce qui renforce encore la crainte que les grands groupes ressentent à leur égard. Pour dépasser ce frein, ces derniers ont développé de nouvelles fonctions : chief information officer, chief data officer, chief digital officer se multiplient, même si leur périmètre d’action reste encore un peu nébuleux. Un flou qui trahit un manque de stratégie et nuit à cette transition culturelle pourtant nécessaire.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Freins et chantiers prioritaires pour la transformation numérique des entreprises

Rattraper le retard des PME dans la transformation digitale