Des professionnels confiants quant à l’impact de l’IA sur leur travail

D’après une étude menée récemment auprès d’actifs en Europe et en Amérique du Nord, l’intelligence artificielle est le plus souvent associée à une amélioration potentielle de leurs conditions de travail. Toutefois, ils sont nombreux à déplorer un manque de communication interne ou de stratégie de la part de leur direction.

Objet d’engouement pour certains, d’appréhension pour d’autres, l’intelligence artificielle ne laisse pas indifférent. Depuis le « HAL 9000 » (« CARL 500 » en version française) imaginé par Stanley Kubrick en 1968, l’impact potentiel de ces technologies et la perspective qu’elles puissent un jour prendre la place de l’homme ont toujours été un motif d’inquiétude… Aujourd’hui, certains continuent de voir en l’intelligence artificielle une menace pour l’emploi, quand pour d’autres, elle représente au contraire une sérieuse opportunité d’en créer ! Pour McKinsey, dans six professions sur dix, plus de 30 % des tâches sont susceptibles d’être automatisées. Aussi, d’ici à 2030, 14 % des actifs pourraient avoir à se reconvertir, soit dans le monde environ 375 millions d’actifs.

 

Des bénéfices masqués par une faible communication interne

 

L’étude menée par le Workforce Institute auprès de 3 000 professionnels dans huit pays (dont les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France), dresse toutefois un bilan plutôt positif de la perception qu’ont les actifs de l’intelligence artificielle. En moyenne, plus de trois répondants sur cinq y voient des bénéfices potentiels sur leur travail au quotidien, qu’il s’agisse de simplifier ou d’automatiser des processus internes souvent chronophages, de mieux répartir les charges de travail ou encore d’améliorer la prise de décision. Ce taux, qui grimpe à quatre répondants sur cinq au Mexique, chute en revanche en Allemagne et en France, où les professionnels réservent à l’IA l’accueil le moins enthousiaste.

 

L’enquête démontre en outre que, globalement, trois entreprises sur cinq n’ont pas encore communiqué en interne sur l’impact potentiel de l’intelligence artificielle sur leurs effectifs et leur organisation. Deux tiers des répondants souhaiteraient pourtant davantage de transparence sur cette question de la part de leur direction. Si les pays anglophones (États-Unis, Canada et Royaume-Uni) semblent les moins bien informés, deux tiers des répondants mexicains ont quant à eux déjà vu le sujet abordé. Autre enseignement apporté par cette étude : les différences d’appréciations entre baby-boomers et générations X et Y, notamment sur la capacité de l’intelligence artificielle à améliorer leur quotidien. Les plus jeunes se montrant les plus optimistes.

 

 Lire l’article (en anglais)

 

 

En complément :

Quel usage de l’intelligence artificielle par les collaborateurs dans les entreprises ?

Les enseignements du rapport du député Cédric Villani sur l’Intelligence artificielle.