L’analytique pour trouver la clé du bonheur

Qu’est ce qui nous rend heureux ? C’est pour répondre à cette éternelle question qu’un chercheur japonais a récemment collecté auprès d’individus quelque 100 000 souvenirs de moments heureux. Objectif : constituer une vaste base de données, dont l’analyse devrait permettre de déterminer les facteurs responsables de notre bonheur !

D’après les experts en psychologie positive, discipline très en vogue depuis une quinzaine d’années, la moitié des facteurs influant sur notre bonheur seraient d’origine génétique et 10 % seulement tiendraient aux circonstances de la vie, ce qui nous laisserait la main sur les 40 % restants. Akari Asai, chercheur à l’Université de Tokyo, s’y est intéressé de plus près. Il a utilisé le service de crowdsourcing d’Amazon pour recueillir auprès de milliers d’individus, majoritairement âgés de 20 à 40 ans, trois souvenirs de moments heureux survenus au cours des dernières 24 heures ou des trois derniers mois. Après un vaste nettoyage de la base de données qui contient aujourd’hui la description de 100 000 moments « heureux », le travail d’analyse a pu démarrer.

 

Langage naturel et analyse sémantique

 

Des fonctions de traitement du langage naturel ont permis d’analyser les activités évoquées, les personnes y prenant part et les autres facteurs entrant en compte dans l’équation. Mais certains souvenirs ont naturellement soulevé la question du poids relatif de chacun des paramètres. Dans la phrase « J’ai dîné avec mon mari », le bonheur tient-il plus au fait d’avoir dîné, à la compagnie du mari ou, bien qu’il n’en ait pas été question dans l’énoncé, au fait de passer une soirée en couple, sans enfant ?

 

C’est qu’au fil de l’analyse vont se poser de nouvelles questions qui devraient faire de ce projet un champ complexe pour le traitement du langage naturel. Quelles activités sont décrites dans un souvenir heureux ? Quels autres paramètres jouent un rôle et à quelle hauteur ? Non seulement, ces outils analytiques devraient nous aider à saisir ce qui nous rend heureux mais aussi à mieux comprendre les variations entre groupes géographiques, culturels, catégories d’âge, etc.

Le rapport de cette étude est accessible sur le site web de Cornell University.

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Lire l’article (en anglais)

 

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