L’intelligence artificielle peut-elle sauver la planète ?

Si nous ne ménageons pas nos ressources naturelles, nous sommes paradoxalement de mieux en mieux équipés pour mesurer l’impact de nos actions dans ce domaine. IoT, intelligence artificielle, amélioration de la puissance de calcul et algorithmes open source présentent en effet un potentiel considérable en matière de développement durable.

Les énergies renouvelables (solaire, éolienne, biomasse, etc.) pourraient représenter 38 % du mix énergétique français d’ici 2030, d’après le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Tout l’enjeu consiste aujourd’hui à faire le lien entre les différentes sources d’énergie pour gérer les fluctuations tant au niveau de la production que de la consommation. Plus flexibles, plus productifs et mieux dispersés que des opérateurs de réseaux humains, des systèmes d’intelligence artificielle autonomes peuvent parfaitement gérer ces intermittences pour équilibrer les flux et garantir un approvisionnement permanent. De même, grâce aux capteurs et aux nouvelles technologies telles que la blockchain, des contrats intelligents pourraient bientôt permettre de réguler les transactions au sein d’un réseau d’eau décentralisé, avec à la clé une productivité accrue.

 

L’intelligence artificielle dans la gestion des catastrophes naturelles

 

Autre exemple avec la traque à la pêche illégale. Dans ce domaine, les données collectées par les satellites et les appareils sous-marins ne sont rien sans intelligence artificielle pour les exploiter. Or les nouvelles capacités de traitement des informations pourraient prochainement offrir, grâce à des modèles algorithmiques embarqués, une visibilité en quasi temps réel sur les activités de pêche comme sur le transport maritime. Parallèlement, des capteurs biologiques pourront bientôt surveiller l’état de santé des récifs coralliens, alors que des modélisations de courants marins devraient permettre à terme d’améliorer les prévisions climatiques.

Après un tremblement de terre, les premières décisions sont fonction des informations dont disposent les gouvernements et organismes d’aide humanitaire. Dans ce contexte, le manque de coordination et de visibilité précise sur les ressources disponibles peut alourdir le bilan matériel et humain. Comment améliorer les réponses apportées ? L’intelligence artificielle pourrait, par exemple, permettre d’analyser en temps réel les données des réseaux sociaux alors que des partenariats entre sociétés de transmission par satellite et ONG pourraient aider ces dernières à déterminer rapidement les régions prioritaires.

Enfin, des techniques d’apprentissage profond pourraient être intégrées à la simulation des catastrophes naturelles pour décider des meilleures stratégies de gestion de crise. Des techniques tirant parti de l’intelligence artificielle et de l’analytique, également utilisées pour le décryptage du génome humain.

 

 

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