Les solutions big data s’avèrent très efficaces pour détecter les fraudes fiscales. Elles permettent d’analyser de grandes masses de données en temps réel et d’établir des corrélations que des humains mettraient des mois à trouver. Plusieurs pays testent actuellement ou ont déjà mis en œuvre de telles applications avec succès. La France, quant à elle, reste encore frileuse.

fraud data

Dans plusieurs pays, les big data sont en train de faire la preuve de leur efficacité dans la lutte contre la fraude fiscale, notamment la fraude carrousel à la TVA. Ces solutions permettent d’analyser de grands volumes de données, en temps réel, et de relever des incohérences, invisibles ou très difficiles à détecter pour un humain.

Grâce aux big data, la Belgique a ainsi pu réduire de plus de 80% la fraude à la TVA, soit un gain d’environ 1 milliard d’euros par an depuis 2001, tout en réduisant le délai de traitement des opérations de détection de 3 semaines à… 5 minutes ! Depuis début 2013, l’Italie teste un robot qui compare les sommes déclarées au fisc et les sommes dépensées. Cette solution, qui croise de nombreux fichiers, n’est pas encore utilisée à grande échelle car elle est contestée pour non-respect de la vie privée.

La France accumule un retard dans ce domaine. Le pays n’a lancé un traitement de data mining sur des bases de données qu’en mars 2014 et pour une période de test de 6 mois seulement. De plus, les informations détectées par cette solution n’auront qu’une valeur de signalement. L’article liste les freins à l’utilisation des big data en France, notamment les limitations de la CNIL sur le recoupement des fichiers.

 

Lire l’article

 

En complément :

Un article (en anglais) sur la détection de fraudes à l’aide des big data,
et un article sur ce que la France pourrait gagner à exploiter de telles solutions,

 

A lire sur Business-Analytics-info.fr :

Lutte anti-blanchiment, l’expérience d’AG2R LA MONDIALE,
et Big data, la recherche au service de la lutte contre la fraude,