La dernière édition des Conférences « Emerging Technologies » du MIT a mis en relief la convergence entre les technologies de traitement des Big Data et d’analyse des médias sociaux, et ses implications sur notre vie quotidienne et celle des entreprises. Deux Data Scientists de Facebook ont décrit les expériences menées récemment sur un « échantillon » de 250 millions d’adeptes du réseau social pour décrypter la mécanique de l’influence. Avec quelques surprises à la clé.
Avec plus d’un milliard d’utilisateurs, Facebook est sans conteste le plus important réseau social de la planète. Chaque demi-heure, les utilisateurs de Facebook téléchargent 6 millions de photos, créent 160 millions de posts et envoient 5 milliards de messages… soit une volumétrie suffisante pour parler de Big Data…
Les Data Scientists de Facebook se sont lancés dans une expérimentation à grande échelle pour analyser la mécanique de l’influence dans la diffusion de l’information. Ils ont sélectionné au hasard 253 millions de comptes Facebook et analysé les deux types de relations qui se lient sur le réseau social : les connexions étroites (les personnes avec lesquelles chaque utilisateur échange le plus) et les connexions faibles (celles avec qui il échange le moins). Les résultats sont surprenants : les utilisateurs de Facebook sont plus enclins à partager des informations émanant des connexions faibles que des connexions étroites.
Cette conclusion remet en cause la toute-puissance du concept de l’homophilie, selon lequel nous entretenons avant tout des liens avec des gens qui nous ressemblent et donc par extension, nous consommons prioritairement des informations émanant de notre « tribu ». Ce phénomène serait de plus aggravé par des biais introduits par les moteurs de recherche, qui à force de personnalisation, nous dirigent vers des informations de moins en moins diversifiées.
Lire l’article (en anglais) sur le site de MIT Sloan Management Review
En complément : un décryptage de l’étude de Facebook par InternetActu.
A lire sur Business-Analytics-Info.fr : « Des signaux « non-verbaux » influençant les prises de décision » et « L’analyse textuelle pour identifier les influenceurs dans les réseaux sociaux ».





