Quelles données sommes-nous prêts à partager ?

Quels types de données personnelles sommes-nous prêts à partager ? Quelles informations jugeons-nous au contraire trop sensibles pour les communiquer ? Où se trouve la frontière entre utile et intrusif ? C’est pour répondre à ces questions que le cabinet de conseil KPMG a mené une vaste étude auprès de 7 000 personnes dans 24 pays.  

Sans grande surprise, certaines informations demeurent sensibles pour la très grande majorité des individus. C’est ce que révèle cette étude réalisée en 2016 par KPMG sur le partage des données personnelles. Quatre personnes interrogées sur cinq ne souhaitent par exemple pas communiquer leur adresse, le montant de leurs revenus ou des informations concernant leur santé, un taux qui descend à trois sur quatre pour ce qui est de l’historique des achats. Au contraire, la collecte d’informations liées à leur niveau d’étude ou à leur origine ne semble poser aucun problème à la plupart d’entre eux.

 

La frontière mouvante entre utile et intrusif

 

Partager ses données ? Pourquoi pas… Encore faut-il savoir où, avec qui et dans quel but ! Car si les banques, les organismes de santé et les forces de l’ordre inspirent confiance, il n’en va pas de même des réseaux sociaux qui suscitent la méfiance de 87 % des répondants, talonnés de près par les distributeurs et les sociétés de gaming (86 %). Le type de support sur lequel les données sont collectées influence également la perception des individus : deux tiers des répondants reconnaissent une certaine défiance vis-à-vis des appareils mobiles.

 

Reste que pour la plupart, ces réserves s’envolent à la vue des bénéfices ! Car indépendamment des données collectées, c’est bien l’utilisation qui en est faite et les avantages procurés qui justifient ou non qu’on partage ses données personnelles. Si trois quarts des personnes interrogées considèrent intrusifs les panneaux d’affichage personnalisés, plus de la moitié se déclarent prêts à partager des informations sur les programmes télévisés qu’ils regardent en échange d’une remise commerciale. Et à défaut d’un gain tangible en échange de leurs données personnelles, ils déclarent même naviguer masqués, que ce soit en effaçant leur historique de navigation, en se connectant en mode privé ou en ayant recours au cryptage.

 

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