Face à des fraudeurs toujours plus inventifs, des technologies sophistiquées

Quelle que soit sa forme, la fraude ne cesse de se développer : fraude fiscale, déclarations frauduleuses aux assurances, prestations sociales, paiement digital, blanchiment d’argent, falsification de comptes, vol d’identité, … avec à la clé des pertes financières, des risques pénaux, une dégradation de l’image de la marque ou de la confiance des clients, des investissements lourds en temps et en ressources.
Les moyens auxquels recourent les pirates et les fraudeurs sont de plus en plus sophistiqués et tirent parti des toutes dernières innovations technologiques. Les cyberattaques se multiplient ; à l’échelle mondiale, l’éditeur Kaspersky a recensé une attaque toutes les 40 secondes en 2016. Les institutions financières et les administrations publiques sont loin d’être les seules concernées. Avec le développement des moyens de paiement digitaux (paiement mobile, instantané, sans contact, …) de nouvelles formes de fraude apparaissent. Les paiements par Internet sont de plus en plus ciblés par les pirates : un euro de fraude pour 440 € de paiements, soit 0,228 % des montants globaux.

 

Mais les moyens de lutte sont également de plus en plus innovants et efficaces. A l’avant-garde de ce combat, l’analytique tire désormais parti de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique pour permettre aux opérateurs d’adopter des démarches de protection proactives, plutôt que réactives. Ainsi, le Ministère des Finances a procédé en 2015 à 21,2 milliards € de redressement, soit 2 milliards de plus que l’année précédente. Le Comité national de lutte contre la fraude indique que la fraude détectée à la Sécurité sociale a dépassé la barre du milliard d’euros en 2015 (+17% par rapport à 2014). La branche famille de la CNAF a, de son côté, détecté près de 43.000 fraudes et récupéré plus de 275 millions d’euros l’an dernier, contre 3 700 fraudes et 35 millions € récupérés dix ans plus tôt ! Des résultats qui montrent un réel effet des politiques et technologies mises en œuvre.

 

Parmi les préoccupations des institutions financières, la gestion des risques tient également une bonne place. Dans un souci de conformité et de gestion globale des risques, la combinaison de différents leviers : organisation et compétences, partage de l’information, analytique, permet de mettre en œuvre une gouvernance des risques couvrant l’ensemble de l’organisation et de sécuriser ses actifs.

 

L’équipe éditoriale de Business Analytics info

 

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