Big data : un potentiel à saisir sans attendre !

D’après les conclusions d’un récent rapport de McKinsey, les applications de big data devraient continuer à se multiplier dans les années à venir. Aux organisations d’adapter leur stratégie et leurs processus pour ne plus passer à côté d’opportunités ! Entre les entreprises opportunistes et les retardataires, le fossé se creuse…

En 2011, un rapport de McKinsey Global Institute avait souligné la capacité des big data à propulser la transformation des entreprises. Des projections avaient alors été réalisées sur leur potentiel de création de valeur dans cinq domaines d’activités. Cinq ans plus tard, ces objectifs sont loin d’être atteints : si les services liés à la mobilité dépassent les 50% et la distribution atteint les 40%, l’industrie n’a pas encore franchi les 30%. Quant au secteur public en Europe, comme celui de la santé aux Etats-Unis il n’atteint que 20 % de son potentiel.

 

L’écart se creuse entre précurseurs et hésitants

 

D’un côté, les entreprises les plus performantes s’appuient sur les big data pour revoir leurs processus, mais aussi pour développer de nouveaux business models, et l’effet réseau des plateformes digitales fait que, souvent, le leader remporte la quasi-totalité du marché. Ces organisations profitent en effet de la vision que leur offre les données pour développer d’autres métiers, ce qui tend à dissiper les frontières traditionnelles entre secteurs d’activité. De l’autre côté, les entreprises traditionnelles font face à des freins organisationnels comme à la difficulté de recruter des talents. Il y a pourtant urgence à agir dans la mesure où l’avance prise par les leaders croît de jour en jour. Les nouvelles opportunités sont légion. Elles passent par les données « orthogonales », les plateformes numériques HyperScale, sans compter le machine learning et le deep learning qui élargissent encore l’horizon des possibles.

 

Ce rapport souligne toutefois que les gains de productivité et la qualité de vie promises par le développement des big data n’iront pas sans suppression d’emplois. Un précédent rapport de MGI estimait que 45 % des activités pourraient être automatisées, en majeure partie grâce au machine learning. Mais les récents progrès dans le traitement automatique du langage augmenteraient encore ce taux.

 

Lire l’article (en anglais)

 

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