Le « data-bonheur », une idée qui a de l’avenir

L’image des mégadonnées aura été sensiblement écornée par la révélation d’un espionnage massif opéré par la NSA. Mais certaines voix émergent pour défendre une vision positive de l’impact des big data sur nos sociétés. À l’instar de Bruno Walther, qui développe une réflexion intéressante autour du concept de « data-bonheur ».

Utiliser la donnée pour développer le bonheur. Voilà l’idée originale développée par Bruno Walther, cofondateur de Captain Dash, une application mobile de reporting sous la forme d’un tableau de bord. Pour lui, il faut cesser de voir la donnée uniquement à travers le prisme de la surveillance de masse ou comme un moyen de repousser la mort. Entre data-surveillance et data « faustienne », il existe un large espace pour mettre la donnée au service de la bienveillance et de l’épanouissement personnel.

 

Le data-bonheur à l’école et dans l’entreprise

 

Réfutant toute naïveté, l’entrepreneur illustre sa réflexion avec plusieurs exemples concrets et déjà à l’œuvre. Il cite notamment l’application BreezoMeter, dans le domaine environnemental, qui permet de connaître à tout moment la qualité de l’air que l’on respire, ou encore un modèle d’apprentissage automatique présenté par Re/code pour lutter contre les discriminations et la haine. Autant d’initiatives autour du data-bonheur allant dans le sens d’une planète plus juste.

Selon Bruno Wather, la data représente aussi un formidable outil pour recouvrer l’estime de soi. L’application sportive Runtastic en fournit une illustration, à travers un tableau de bord qui développe une pédagogie de la bienveillance en montrant concrètement à l’utilisateur les progrès qu’il réalise. Appliquée à l’éducation, cette idée reviendrait à remplacer le carnet de notes par une plateforme enrichie de visualisations qui valoriseraient la réussite de l’élève, lui permettant de reprendre confiance en lui et de transformer son rapport à l’école. De même, dans l’entreprise, une utilisation transparente et libérée des données aiderait à prendre des décisions plus rationnelles, tandis que des systèmes de machine learning bienveillants favoriseraient l’épanouissement des collaborateurs.

 

Lire l’article

 

En complément :

Un article (en anglais) au sujet d’un partenariat entre Dermatologica et BreezoMeter pour étudier et prévenir les effets de la pollution sur la peau,

et un autre (en anglais) à propos des perspectives open data en 2017.