Les objets connectés pour bonifier le vin français

Les fiançailles entre le vignoble et la French Tech s’annoncent prometteuses. Le dynamisme des startups du numérique pourrait renforcer l’excellence française en matière viticole, grâce aux big data et aux objets connectés. Les données constituent la matrice de cette révolution agricole.

La transformation numérique de l’économie concerne aussi le secteur primaire, en particulier l’agriculture. D’ici 2020, prévoit ainsi le groupe coopératif français InVivo, un millier d’exploitations agricoles se seront tournées vers une agriculture augmentée par les données. Parmi elles se trouveront 200 producteurs de vin. Fierté nationale, le vignoble français pourrait encore se bonifier grâce aux big data et aux objets connectés, des technologies déjà à l’œuvre dans certaines grandes exploitations.

 

Des objets connectés au service d’un « e-vigneron »

 

Le recours aux outils numériques permet notamment aux vignerons de collecter des données sur leur domaine, avant de les traiter, puis de transformer en stratégies le fruit de cette analyse. Chaque année étant différente en matière de culture, il s’agit d’une aide à la décision bienvenue, que ce soit pour réduire les risques, améliorer les rendements ou limiter l’emploi de produits phytosanitaires — les « e-vignerons » espagnols en ont par exemple diminué leur utilisation de 20 %. Les données, toujours plus nombreuses, sont recueillies aussi bien par les machines agricoles que par des capteurs ou même des drones.

Il est de plus en plus fréquent, aujourd’hui, de voir des robots s’activer entre les pieds de vigne pour effectuer des tâches mécaniques comme la taille, l’ébourgeonnage et la vendange. Loin de le supplanter, ces machines sont vouées à devenir des objets connectés au service du viticulteur, dont le rôle de vigneron -qui consiste à transformer les fruits en vin- demeurera essentiel. Reste la question de la propriété des données collectées par ces bijoux technologiques. Pour préserver la souveraineté des agriculteurs français, InVivo envisage un modèle où l’exploitant s’abonne aux services dont il a besoin tout en conservant la mainmise sur cette matière première, riche en valeur ajoutée potentielle. Pour cela, les start-ups françaises veillent au grain.

 

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En complément :

Un article au sujet de la souveraineté française sur les données agricoles,

et un autre (en anglais) à propos de l’agriculture de précision et des big data.