Uber ouvre ses données de circulation aux grandes agglomérations

La gestion du trafic routier dans les métropoles a toujours représenté un casse-tête pour les villes et leurs administrations. Mais l’ouverture de certaines données d’entreprises, comme celles d’Uber, pourrait apporter une solution. La start-up se tourne progressivement vers une politique open data sous la pression des collectivités.

Le 31 décembre dernier, l’application de mise en relation de conducteurs et passagers Uber enregistrait la bagatelle de 15 millions de courses. Présente dans plus de 300 villes à travers le monde, la plateforme génère quotidiennement des torrents de données, qui intéressent au plus haut point les professionnels de la planification urbaine. L’historique des déplacements des VTC constitue en effet une mine d’informations sur les habitudes des citadins du monde entier.

Des données de circulation en open data

 

Mais jusqu’à très récemment, l’entreprise gardait jalousement ses données de circulation, s’en servant essentiellement pour optimiser son réseau de chauffeurs et mieux cibler sa communication. Confrontée à la pression de municipalités désireuses de profiter de cette manne sans équivalent et soucieuse de soigner son image de marque, la start-up californienne a fait un premier pas en direction de l’open data en partageant les données anonymisées de quatre grandes métropoles : Washington, Boston, Sydney et Manille. Douze autres devraient prochainement être concernées également.

Pour ces agglomérations, qui ont déjà accès aux données GPS de leurs réseaux de bus, accéder à celles de centaines de véhicules Uber représente une véritable opportunité pour améliorer la gestion du trafic ou les connaissances des comportements routiers sur leur territoire. Afin d’enrichir encore ces informations, les municipalités cherchent à convaincre d’autres acteurs du numérique, au premier rang duquel figure AirBnB, mais se heurte pour l’instant à un refus catégorique. L’exemple d’Uber fera-t-il des émules ?

 

 

 

 

« Douze autres métropoles devraient prochainement être concernées également »

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En complément :

Une interview de Yann Leriche, directeur du numérique de Transdev, au sujet du lancement de la plateforme open data Catalogue,

et un article à propos de l’ouverture d’un service open data par la RATP.