Analytique, un potentiel encore sous-exploité par les entreprises

Un récent rapport McKinsey Global Institute met en relief les nombreux bénéfices et opportunités que les entreprises peuvent tirer dès aujourd’hui de l’analyse de données. Un potentiel encore sous-exploité par la plupart d’entre elles, qui peinent à revoir leur modèle organisationnel et à recruter de nouvelles compétences.   

Plus que jamais, les entreprises doivent investir dans l’analytique. C’est du moins ce que suggère un récent rapport de McKinsey Global Institute (« The Age of Analytics: Competing in a Data-Driven World ») qui en fait le premier vecteur d’opportunités pour les organisations dans les années à venir. Nicolaus Henke, Directeur de McKinsey Analytics monde, n’hésite pas à y voir : « la meilleure occasion offerte aux directions d’entreprise de créer de la valeur, d’améliorer leur performance et de modifier leur rapport à la concurrence ». Parmi les points phares du rapport, les progrès réalisés en matière d’apprentissage automatique et profond (machine learning et deep learning) qui permettent d’améliorer le service client, la gestion logistique et l’analyse du suivi médical des patients, avec à la clé des gains de productivité et un meilleur service rendu aux clients / patients / usagers.

 

Frein organisationnel & pénurie de talents

 

Mais à l’heure actuelle, les entreprises éprouvent encore des difficultés à adapter leurs processus et à développer de nouvelles compétences. Il faut dire qu’investir dans l’analytique ne se réduit pas à adopter une nouvelle tactique, mais consiste bien à repenser son business model et la façon dont les décisions sont prises dans l’entreprise. Or, à l’exception du retail et des services axés sur la géolocalisation, la plupart des secteurs (notamment la fabrication, le secteur public ou la santé) ne saisissent que 30 % de la valeur potentielle offerte par l’analytique. Plus que technologique, le frein semble organisationnel : nombreuses sont les entreprises qui peinent encore à incorporer une vision orientée data dans leurs processus métiers.

 

A cela s’ajoute la difficulté de recruter et de fidéliser des collaborateurs disposant des bonnes compétences analytiques. Le marché compte encore trop peu de data scientists et de profils intermédiaires, au fait des spécificités du secteur et des processus, qui soient capables d’assurer la liaison avec les experts métiers. Pour endiguer cette pénurie, les programmes de formation se multiplient, mais le nombre de diplômés qui croît pourtant de 7 % chaque année ne suffit toujours pas à absorber la demande, qui elle atteint les 12 % par an. Les data scientists ont un bel avenir.

 

Lire l’article (en anglais)

 

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