General Electric mise sur l’IoT industriel

Aider les industriels à tirer profit des données collectées via leurs équipements… telle est la mission de la « Digital Foundry », récemment inaugurée en France par General Electric. Si GE traite déjà, chaque jour, 50 millions de données collectées via 10 millions de capteurs, cet investissement conforte la stratégie du groupe dans l’Internet des objets.

Dans une interview accordée au JDN, Vincent Champain, directeur de la Digital Foundry de General Electric revient sur la vocation et les ambitions de la « Fonderie Digitale », cet espace qui a vu le jour à Paris, en juin dernier. Il s’agit de développer des applications autour de l’IoT industriel, pour aider les clients du groupe à tirer parti des masses de données collectées par les capteurs installés dans leurs équipements. A titre d’exemple, le DG cite le contrat récemment passé avec les ascenseurs Schindler. Grâce au suivi des données collectées via les capteurs présents dans les ascenseurs, les techniciens du groupe seront alertés avant même qu’une panne ne se produise et les interventions de maintenance, autrefois biennales, seront désormais rationalisées.

La France, une mine de compétences en matière d’IoT

L’Internet des Objets n’est pas une nouveauté pour Général Electric, qui a investi dès 2012 un milliard de dollars sur ce marché prometteur. Un investissement suivi en 2015 par le regroupement des activités logicielles et de traitement des données industrielles du groupe au sein de GE Digital, une filiale dédiée au développement de solutions IoT. Désormais, General Electric traite quotidiennement 50 millions de données collectées par 10 millions de capteurs industriels. Des chiffres qui peuvent en partie expliquer les 6 milliards de dollars de chiffre d’affaires réalisés en 2015 par GE Digital, comme les 20 milliards prévus pour 2020 !

Si le groupe a choisi la France pour y installer sa Digital Foundry, c’est que le pays regorge de compétences pointues dans le domaine de l’Internet des objets. Une aubaine pour la filiale qui prévoit quelque 175 recrutements d’ici 2020. A terme, l’équipe de Vincent Champain devrait compter 40 % de développeurs, 40 % de data scientists avec de solides notions de physique et de mathématiques, et 20 % de spécialistes du design et de l’expérience utilisateurs, chargés de l’ergonomie d’outils souvent appelés à être utilisés dans des conditions difficiles.

 

 

 

 

« General Electric traite quotidiennement 50 millions de données collectées par 10 millions de capteurs industriels. »

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