La place de la Nation à l’heure de l’IoT

Parmi les sept places concernées par le projet de réaménagement mené par la ville de Paris, celle de la Nation fait l’objet d’une approche IoT inédite. Les capteurs installés aux quatre coins de la place collectent en temps réel des informations sur le trafic, la pollution, le bruit, la météo… Objectif : mesurer, croiser les données et simuler des scenarios.

Dans le cadre d’un vaste projet de réaménagement urbain, la Ville de Paris a équipé la place de la Nation d’une série de capteurs destinés à mesurer en temps réel l’ensemble de son activité. Cette approche innovante offre non seulement une visibilité précise sur la circulation des piétons, deux-roues et automobilistes mais permet encore de mesurer la pollution, le bruit ou encore le niveau des conteneurs de tri présents sur la place.

 

Expérimenter pour mieux comprendre

 

Au-delà de l’existant, c’est surtout le caractère empirique de ce projet d’urbanisme technique qui retient l’attention. Adjoint au maire de Paris en charge de l’urbanisme, Jean-Louis Missika souligne en effet l’importance de l’expérimentation : « nous allons pouvoir tester diverses configurations et constater ce que cela implique dans les flux. » En pratique, il sera donc possible de fermer une des voix à la circulation et d’observer en temps réel les répercussions sur le reste du trafic, la pollution, la fréquentation des piétons, etc.

 

Pour être pertinent, le dispositif réclame d’importants volumes de données qu’il est en mesure de collecter via une vingtaine de caméras réparties sur la place, 14 sonomètres destinés à mesurer une pression acoustique réputée incommodante, cinq ensembles de capteurs dédiés à la température et à la pollution, complétés par un mur végétal capable lui aussi de transmettre des données environnementales. Collectées via wi-fi, les données sont d’abord traitées localement par un ensemble de serveurs présents sur la place, avant d’être transmises au data center où elles sont analysées via des algorithmes de big data. Tant pour la collecte, que pour le traitement, l’analyse ou le stockage des données, le succès de ce projet tient en grande partie au partenariat développé entre acteurs publics et start-ups spécialisées.

 

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