Quand les données numériques inondent l’entreprise

En France, 82 % des décideurs informatiques reconnaissent amasser les données numériques. Fichiers non cryptés, correspondance sensible, la gestion de ces informations représente non seulement un coût pour l’entreprise, mais de surcroît une menace pour la sécurité de ses systèmes d’information.

Une récente étude menée par Veritas Technologies dresse un bilan inquiétant de la gestion des données par les utilisateurs au sein des entreprises françaises. Si plus d’un employé sur deux reconnaît une tendance à amasser fichiers et données numériques, parmi les décideurs informatiques, ce taux passe à 88 %. Aux informations sensibles non cryptées concernant l’entreprise, correspondances inappropriées, candidatures adressées à d’autres sociétés, il faut ajouter les dossiers personnels. Les décideurs IT français sont champions dans cette discipline (1 027 Go de données sauvegardées correspondant à des fichiers personnels contre 830 Go en moyenne pour les autres pays). Autant d’informations potentiellement nuisibles à l’entreprise comme à la carrière des collaborateurs !

 

La réglementation européenne serre la bride

 

Mais le risque de fuite ou de vol n’est pas le seul enjeu. Non seulement la gestion de ces données représente un frein pour la productivité de la DSI – trois quarts des décideurs informatiques avouent délaisser certaines de leurs responsabilités pour s’y consacrer – mais leur stockage retarderait également la réponse de l’entreprise en cas de cyberattaque. Bien que conscients des risques et des implications, les employés ne parviennent pas à se défaire de ces informations, 61 % d’entre eux préférant se séparer de tous leurs vêtements plutôt que de leurs données numériques ! La même proportion (61 %) déclare d’ailleurs avoir déjà tenté de faire un tri dans ces fichiers, avant d’abandonner face à l’ampleur de la tâche…

La nouvelle réglementation européenne sur la protection des données entrera en vigueur en mai 2018. Au programme : l’harmonisation de la protection des données au sein de l’Union Européenne qui concernera aussi bien les entreprises basées dans l’UE que celles qui traitent avec elles. Charge aux sociétés de mettre en place d’ici là une véritable politique de gestion des données qui prenne en compte les pratiques des collaborateurs. Les amendes prévues en cas de non-conformité pouvant atteindre les 20 millions d’euros, les entreprises devraient rapidement prendre le problème à la racine pour se conformer aux nouvelles exigences en matière de sécurité et de protection des données.

 

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En complément :

Quelques conseils pour la mise en conformité des entreprises,

L’accueil de la nouvelle réglementation par les entreprises européennes.