Big data : la prochaine révolution industrielle arrive en ville

Circulation, pollution, gestion de l’eau, de l’électricité, répartition des écoles et des hôpitaux… la plupart des grandes villes ont déjà intégré les big data à leur politique urbaine. Et la révolution ne fait que commencer, à en juger par la variété et le succès des initiatives qui voient le jour.

Prévoir grâce aux big data les incidences de la fermeture d’une rue commerçante aux automobilistes, c’est savoir quels axes alternatifs vont être empruntés, quelles écoles proches vont voir des embouteillages se former aux heures de sortie et savoir évaluer à terme combien d’enfants risquent de contracter des maladies respiratoires. Ces projections sont déjà réalisées par des municipalités, car c’est bien dans les villes que s’amorce cette révolution, d’abord en raison des volumes et de la densité des informations qu’elles sont capables de générer, mais aussi grâce aux projets open data qui émergent le plus souvent à cette échelle.

 

Les big data, un vivier pour l’emploi

 

Si les initiatives les plus courantes concernent des projets d’aménagement urbain ou de gestion des ressources (eau des parcs de Barcelone ou éclairage urbain à Amsterdam), tous les domaines où des données numériques sont exploitables sont des candidats potentiels. Aux Etats-Unis, la ville de Baltimore a par exemple croisé des statistiques géographiques sur la criminalité et les transactions réalisées par Mastercard. Au-delà de démontrer que les commerçants tendent à quitter les quartiers dangereux, il s’agit surtout d’intégrer au coût de la criminalité le manque à gagner lié aux impôts sur les sociétés dans ces quartiers. Un moyen efficace d’obtenir des financements pour l’ouverture de centres d’assistance aux individus en difficulté de façon à endiguer la criminalité.

Même en matière d’emploi, les municipalités jouent la carte des big data. Indépendamment des opportunités offertes par les CityMappers ou autre Google Map, le succès de l’open data ouvre aux entreprises d’intéressantes perspectives en matière de développement. Parallèlement, les informations collectées par la ville peuvent être mises à la disposition d’entrepreneurs. C’est le cas à New York où il est possible de se renseigner, avant d’ouvrir une boutique, sur la composition socio-culturelle du quartier dans lequel on envisage de s’implanter pour avoir une idée précise de sa fréquentation ainsi que des taxes dont il faudra d’acquitter. Autant d’informations précieuses qui encouragent l’entrepreunariat.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Digital Twin City : Rennes adopte la maintenance prédictive pour sa gestion et son aménagement,

et un article (en anglais) sur les réponses de l’IoT à l’augmentation de la population des villes américaines.