L’impact de la voiture autonome au-delà de l’industrie automobile

Une récente étude menée par le Boston Consulting Group laisse à penser que le marché des véhicules autonomes devrait connaitre une forte croissance au cours des vingt prochaines années, représentant alors un quart du marché mondial. Un succès dont les répercussions ne devraient pas se limiter à l’industrie automobile.

D’après les projections du rapport du Boston Consulting Group sur les voitures autonomes, 12 millions de véhicules entièrement autonomes et 18 millions de véhicules semi-autonomes pourraient être vendus chaque année d’ici 2035, ce qui représenterait 77 milliards de dollars, soit un quart du marché automobile mondial. Association américaine spécialisée dans l’économie collaborative et les objets intelligents, Crowd Companies a étudié l’impact de l’émergence de ce nouveau marché sur d’autres secteurs. Sept seraient concernés directement.

 

Repenser les modèles

 

En dehors des constructeurs automobiles qui devraient sans surprise adapter leur modèle pour se positionner sur ce nouveau segment et surtout élargir leur offre de services, les compagnies aériennes et l’hôtellerie pourraient également être affectées. En effet, pour de courts séjours, particuliers comme professionnels pourraient bien préférer le véhicule autonome au traditionnel avion + hôtel. Même inquiétude chez les taxis et les VTC, ou dans les entreprises spécialisées dans la logistique, où l’avenir serait à la reconversion dans la gestion de flottes de véhicules autonomes. Si l’on sait qu’Uber s’est lancé dans la transformation de son modèle économique, d’autres lui ont emboité le pas.

Autre secteur en proie à la transformation : l’assurance. Compte tenu de la réduction drastique du risque d’accident avec les voitures autonomes et de la responsabilité nouvelle du constructeur, une refonte des produits d’assurance s’impose. Même son de cloche dans la distribution, où les voitures autonomes viendront bientôt assurer la livraison sans contact de clients déjà habitués à réaliser leurs transactions en ligne. A l’avenir, les magasins pourraient donc se transformer en simples vitrines ou en entrepôts. Enfin, à plus long terme, la réduction du nombre de voitures traditionnelles et le développement du co-voiturage en véhicule autonome devraient pousser les municipalités à redessiner le paysage urbain, l’asphalte cédant la place aux espaces verts et zones dédiées aux piétons.

 

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