Amsterdam, un modèle de ville intelligente

La capitale des Pays-Bas s’est engagée avec succès dans une initiative « Smart City ». Son expérience démontre comment une ville peut canaliser les énergies publiques et privées pour offrir des innovations utiles aux citoyens grâce à l’analytique. Une réussite rendue possible notamment par une stratégie d’ouverture des données au public.

Cela a commencé avec 80 projets pilotes, du plus simple — tel l’envoi automatique d’une notification aux bénéficiaires d’aide sociale — au plus complexe — comme la gestion des déchets organiques pour la production d’énergie. Après une période d’expérimentation où les données de la ville ont été ouvertes au public et les citoyens invités à proposer leurs idées, l’initiative Smart City de la ville d’Amsterdam aborde une nouvelle phase, plus structurée. Objectif pour la capitale des Pays-Bas : fournir de meilleurs services aux habitants, aux entreprises et aux touristes.

Pour Frank Harmsen, consultant chez Ernst & Young, l’exemple d’Amsterdam permet de tirer plusieurs leçons ; notamment comment utiliser la technologie en vue de produire un monde meilleur. Le succès d’un tel projet repose tout d’abord sur un fort leadership. Dans le cas d’Amsterdam, l’initiative Smart City a été portée par deux dirigeants complémentaires, capables d’entraîner les responsables politiques au point que le programme n’a jamais été remis en cause lors des changements d’équipe municipale.

Démontrer par l’exemple les bénéfices de l’analytique

 

Outre le soutien des décideurs, l’initiative a également pu s’appuyer sur l’engagement des citoyens à travers une approche par la base (bottom-up) des projets, démontrant par l’exemple les bénéfices potentiels de l’analytique. Travailler avec les données a par ailleurs nécessité de nouer toutes sortes de partenariats, mais aussi de convaincre les différents directeurs des services de la ville et de gagner la confiance de toutes les parties prenantes. Le secteur privé a joué un rôle essentiel pour la réalisation de cette initiative ambitieuse, bien aidé en cela par une politique de données ouvertes (open data) appliquée au niveau national.

Enfin, deux autres ingrédients ont permis la bonne marche des projets, note Frank Harmsen. D’abord, la prise en compte des besoins des utilisateurs finaux — une leçon fondamentale pour toute action basée sur l’analytique, quelle que soit l’industrie. Et le recrutement — et surtout la fidélisation — des meilleurs talents pour les réaliser. Pour cela, la ville d’Amsterdam a créé un institut dédié aux solutions métropolitaines avancées et notamment à celles liées à la ville intelligente.

« 80 projets pilotes, depuis des notifications automatiques aux bénéficiaires d’aide sociale, jusqu’à la gestion des déchets organiques pour la production d’énergie. »