Vie privée et objets connectés : construire la confiance

C’est une certitude, les objets connectés vont se multiplier dans les années à venir. Avec eux, les volumes de données d’usage associées vont exploser. Mais pour que ce torrent d’informations se transforme en opportunités pour les professionnels du marketing, les utilisateurs devront être rassurés. Rene van der Laan, directeur de la la Global Practice Customer Intelligence chez SAS, explique comment exploiter la culture d’engagement pour tirer parti du potentiel des données de l’Internet des objets.

La vie privée et les données personnelles font régulièrement la une des médias. Avec le développement des objets connectés, générateurs de données toujours plus intimes, l’inquiétude guette les consommateurs. Selon une étude de Fortinet, la majorité d’entre eux n’ont pas confiance dans l’usage qui est fait de leurs informations et plus de deux tiers craignent d’être victimes d’un piratage, rapporte Rene van der Laan sur le blog « Customer Intelligence ». Convaincre les clients du potentiel des données de l’Internet des objets tout en garantissant leur sécurité représente donc l’un des principaux défis auxquels sont confrontés les professionnels du marketing.

 

Donner le contrôle aux consommateurs

 

Pour le relever, ceux-ci disposent avec la culture d’engagement d’un sérieux atout. Autrement dit, il s’agit d’impliquer au maximum les consommateurs dans la gestion de leurs données personnelles et ainsi leur laisser l’entier contrôle de leur vie privée. Pour cela, il faut tout d’abord jouer la transparence : expliquer aux utilisateurs qu’ils peuvent modifier leurs préférences à tout moment et, bien entendu, respecter scrupuleusement leurs souhaits.

Par ailleurs, insiste Rene van der Laan, les clients doivent avoir de bonnes raisons de s’engager. En échange de données personnelles témoignant de leurs habitudes de consommation, il est nécessaire de leur fournir une forme de récompense à la hauteur de leur engagement. Cela passe par exemple par une expérience personnalisée à travers tous les canaux de contact avec la marque. En outre, il est envisageable d’augmenter le niveau de cette récompense avec le nombre d’informations partagées. Pour tirer avantage des données issues des objets connectés, conclut l’expert, il s’agit de faire un pas vers la construction d’une relation « symbiotique » permettant d’apporter de la valeur aux deux parties.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un livre blanc de SAS (en anglais) sur les opportunités et défis de l’Internet des objets pour le marketing,

et un article au sujet du dernier baromètre de l’intrusion de Publicis ETO.