La Sécurité nationale américaine investit dans la blockchain

Le département de sécurité nationale (DHS) américain manifeste un intérêt croissant pour la technologie blockchain. Elle vient ainsi de sceller un partenariat avec une startup spécialisée dans cette technologie pour étudier comment améliorer la sécurité des caméras de surveillance aux frontières. Un projet résolument axé IoT et sécurité des données, mené en parallèle d’un autre, bien plus vaste, visant à identifier les atouts et les faiblesses de cette technologie.

Comme le souligne Anil John, directeur du programme de protection des données du DHS, l’ambition du département américain de sécurité nationale va bien au-delà du spectre de l’Internet des objets et de l’identité : il vise surtout à éprouver la capacité d’une infrastructure basée sur la blockchain –ou chaîne de blocs- à soutenir des programmes de sécurité et de protection des données. D’autres startups sont impliquées dans ce travail exploratoire, ainsi que d’autres divisions du DHS, à l’instar du « Silicon Valley Office » qui se concentre sur le rôle de la blockchain dans l’amélioration des processus d’authentification.

 

Éprouver la sécurité de la blockchain

 

Compte-tenu du caractère très récent de la technologie, le DHS se montre prudent et teste à ce stade les hypothèses basées sur les capacités reconnues de la blockchain. Dans le cas du projet mené avec la startup Factom, dans lequel il investit 200 000 $, l’idée serait avant tout de comprendre comment la technologie peut aider à constituer une identité des machines et appareils de surveillance. L’objectif étant d’obtenir une image durable de l’identité de l’ensemble des équipements qui composent le parc, dans la perspective d’une extension des services de surveillance du département dans les années à venir.

Difficile en revanche de savoir si DHS s’orienterait plutôt vers les technologies propriétaires ou l’open blockchain, chaque technologie présentant ses propres avantages et pouvant donc être utilisée pour différents projets. Côté blockchain publique, un système en accès libre pourrait par exemple permettre de regrouper les identifiants des premiers secours et médecins intervenant en cas d’urgence. Des informations qui gagneraient incontestablement à être partagées au niveau local.

Insistant sur l’approche vigilante du DHS qui cherche avant tout à valider les fondamentaux et notamment la sécurité autour de cette nouvelle technologie, Anil John reconnaît toutefois l’intérêt du département pour les travaux de la communauté blockchain et les nouvelles possibilités offertes par cette technologie.

 

Lire l’article (en anglais) :

 

En complément :

Bockchain : où en est l’Etat français ?

Blockchain ou la confiance décentralisée.