Faut-il avoir peur du grand méchant algorithme ?

Ce titre accrocheur reflète ce que l’on a beaucoup lu et entendu ces derniers mois dans les médias, à la grande surprise des statisticiens et autres analystes voyant ce terme, pour eux bien anodin, occuper le devant de la scène. Mais, alors qu’une étude révèle que 90 % des données mondiales ont été produites dans les 12 derniers mois, on ne peut que réaliser l’étendue de la révolution numérique. Pour certains une manne, pour d’autres un casse-tête, mais incontestablement un carburant inestimable pour tous ceux qui sauront les exploiter… via des algorithmes. Ce sont eux qui vont donner un sens à ces données, mais avec l’intelligence qui leur a été conférée par l’humain en fonction de la représentation qu’il veut avoir.

Comment ces algorithmes vont-ils façonner notre monde ? Avec quel niveau d’acceptation et de contrôle des citoyens ? Avec le développement des objets connectés, drones et robots et du machine learning, quelles seront les limites de la liberté individuelle qui pourraient être franchies et les dangers de la prise de pouvoir des algorithmes ? C’est le jour où la Google Car se voyait dotée d’un permis de conduire, que le Club Business Analytics Info a reçu Daniel Cardon, sociologue, Alain Bensoussan, avocat spécialisé en droit des technologies avancées, Benjamin Benharrosh, co-fondateur de la société de drones industriels Delair-Tech et Mouloud Dey, porte-parole de SAS, pour échanger sur ce sujet devant un parterre de 35 journalistes. Nous vous en offrons ci-dessous le compte rendu passionnant et riche de réflexion.

Revenons-en à cet omniprésent algorithme, dont plus une seule entreprise ne peut se passer. Aux côtés de solutions des plus puissantes pour analyser des données en mémoire ou à la volée, ou encore celles provenant de l’internet des objets, des solutions « démocratiques » de business intelligence en self-service et d’analytique accessible à tous commencent à se tailler la part du lion. Si les data scientists n’ont pas de souci à se faire -on a besoin de leur expertise et de leurs compétences- des utilisateurs, aux savoirs plus modestes, peuvent bénéficier de toute la puissance de l’analytique, pour explorer et visualiser leurs données en toute autonomie. C’est entre autres ce que vous pourrez découvrir à Big Data Paris les 7 et 8 mars prochains.

 

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