Voiture connectée : les données au service de l’innovation

Les vertus de la voiture connectée sont multiples. Les données qu’elle génère se deviennent d’importantes sources d’innovations, tant pour les usagers que pour les professionnels de l’automobile. Entretien, assurance, R&D, etc. : zoom sur les bénéfices de l’analytique au service de la voiture intelligente.

Avec la voiture connectée, l’industrie automobile entre de plain-pied dans l’ère de la donnée. Du constructeur au conducteur en passant par l’assureur ou le garagiste, tout l’écosystème est concerné par les opportunités offertes par les big data.

Au centre de cette révolution qui touche la plupart des industries, on trouve l’usager, bénéficiaire de nouveaux services, mais aussi indispensable fournisseur des données permettant d’élaborer ces services. Par exemple, la société OctoTelematics propose aux spécialistes de l’entretien et de la réparation d’observer en temps réel l’usure des pièces mesurée par des capteurs embarqués pour qu’ils puissent attirer les propriétaires de véhicules avec des offres adaptées. Un plus évident pour le marketing de ces sociétés, mais aussi pour les automobilistes, capables d’éviter d’éventuelles pannes ultérieures plus onéreuses.

 

L’open data, un accélérateur pour le développement d’applications

 

D’autres applications sont imaginées par les spécialistes des data, comme Xee, qui a développé une plateforme de services basée sur des données collectées dans les automobiles équipées d’un boîtier dédié. Gestion du budget automobile, domotique, etc., la diversité des applications repose sur une philosophie « open data » visant à ouvrir cette plateforme aux développeurs. De quoi accélérer les innovations destinées aux automobilistes.

Quant aux constructeurs, ils profitent également des données et de leur analyse à travers au moins deux canaux. D’abord, pour ceux qui ont fondé leur propre société financière, par le biais de contrats d’assurance répondant mieux aux attentes de leurs clients. Ensuite, pour leur département de recherche et développement, qui peut utiliser des données issues de l’usage des véhicules en conditions réelles plutôt que celles, plus coûteuses, obtenues par un prototypage.

Néanmoins, la généralisation de tous ces services innovants dépend essentiellement du consentement des usagers de l’automobile connectée à partager leurs informations. Des contreparties sont envisagées par les professionnels du secteur pour inciter les conducteurs à accepter de communiquer ces données.

 

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En complément :

Un article à propos de la voiture connectée comme préalable à la voiture autonome,

et un autre au sujet d’un accident mortel d’une voiture Telsa en pilotage automatique