A l’origine de la réussite de Netflix, les tests A/B

En salle comme en ligne, l’affiche constitue la première porte d’entrée d’un contenu cinématographique. C’est pourquoi le visuel associé à un film ou à une série s’avère primordial pour Netflix, qui a récemment dévoilé comment cette image est personnalisée pour convaincre un abonné de s’engager moins d’une minute trente après sa connexion.

Un méchant expressif, photographié de près, et pas trop entouré. Voici, en résumé, la recette qui fonctionne le plus souvent pour attirer un utilisateur de Netflix vers un contenu en moins de 90 secondes, au moment où il se connecte sur la plateforme du numéro un de la vidéo à la demande. Pour en arriver à ce niveau de connaissance, le site conduit en permanence des expériences « psychologiques » permettant de mesurer l’intérêt de ses abonnés pour tel film ou telle série en fonction du visuel qui lui est associé. Il analyse ainsi leurs modes de navigation, combien de temps ils restent sur la page, ou vers quelles pages ils se dirigent lorsqu’ils abandonnent un film en cours de visionnage.

Dans deux récents billets publiés sur « The Netflix Tech Blog », des ingénieurs de l’entreprise détaillent la technique employée pour obtenir de meilleurs taux d’engagement — donc un accroissement des profits —, à savoir les tests A/B. Il s’agit, schématiquement, de présenter différentes images à différents groupes et d’évaluer les réactions pour déterminer le visuel le mieux adapté à chaque profil. Pour optimiser l’expérience utilisateur, la plupart des grandes sociétés de technologies, telles Google ou Facebook, ont d’ailleurs recours à cette méthode qui a largement prouvé son efficacité grâce à la masse de données disponibles.

 

Lire l’article (en anglais)

 

En complément :

Un article sur Netflix et le « binge-watching »

et une tribune sur les tendances de l’engagement client.

 

À lire sur Business Analytics Info :

« Netflix : les données au service de l’audience »

et

« Cinq manières d’améliorer l’engagement client ».